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Le pianiste québécois Charles Richard-Hamelin dans un état de grâce

Le Concours Chopin, ça ne change pas le monde, sauf que...

Moins de 24 heures la médaille d'argent obtenue mardi au 17e Concours international de piano Frédéric Chopin à Varsovie, en Pologne, Charles Richard-Hamelin constate déjà les effets de sa grande performance. Les entrevues se succèdent et les offrent de concerts se multiplient.

Après tout, c'est la toute première fois qu'un Québécois accédait à la finale de ce prestigieux concours qui réunissait cette année 78 jeunes pianistes en provenance de 20 pays, dont trois Canadiens.

Charles Richard-Hamelin a discuté de cet intense parcours au micro de Catherine Perrin mercredi matin. Ces concours internationaux se comparent à des compétitions de haut niveau qui comportent leur lot de stress.

Les concurrents qui ont accédé à la finale ont en tout donné quatre concerts. Pour Charles Richard-Hamelin, les débuts se sont avérés plus difficiles puisqu'il devait briser la glace, apprivoiser la salle (du Philharmonique de Varsovie) et jouer devant ce jury impressionnant, dit-il en parlant, entre autres, de la pianiste Martha Argerich, qui a remporté le concours en 1965.

Un souffle à sa jeune carrière

En plus de sa médaille d'argent, Charles Richard-Hamelin a reçu le Prix Krystian Zimerman pour la meilleure performance d'une sonate.

Depuis que le Concours international de piano Frédéric Chopin existe, les gagnants du deuxième prix ont souvent connu de fort belles carrières, explique le pianiste, qui a déjà « une tonne d'offres » de concerts.

Ainsi, le jeune pianiste interprétera encore du Chopin ces prochains mois, voire quelques années.

Quand le piano est entré sérieusement dans sa vie

Mais comment Charles Richard-Hamelin est-il devenu un jeune pianiste prometteur? Au Cégep de Joliette, son professeur de piano, Paul Surdulescu, lui avait assigné une pièce, la troisième sonate de Prokofiev.

« Jusqu'à l'âge de 16 ou 17 ans, je ne pratiquais pas beaucoup, je me fiais un peu à mon talent pour que les choses marchent. Je ne travaillais pas assez, je jouais trop à l'ordinateur. Il m'a fait savoir dans un cours que cette pièce était trop difficile pour moi. Cela m'a tellement fait de la peine que cela m'a motivé à travailler plus et à prendre goût au travail », explique la Révélation Radio-Canada 2015-2016 en musique classique, qui a enregistré un premier album sous étiquette Analektaen septembre 2015.

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