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Grèves dans les écoles : Québec insiste pour que les services de garde restent ouverts

Le ministre de l'Éducation, François Blais, a déposé en matinée une motion à l'Assemblée nationale pour demander aux commissions scolaires d'offrir des services de garde lors des deux journées de grève prévues les 28 et 29 octobre, soit la semaine prochaine.

Le texte n'a toutefois pas été voté, l'opposition n'ayant pas voulu en débattre. L'unanimité des parlementaires était requise pour que la motion soit acceptée. Elle n'aurait eu aucune valeur légale, mais le ministre espérait que son « poids politique » saurait convaincre les commissions scolaires « d'accommoder les parents ».

Pour appuyer sa demande, M. Blais a rappelé que son ministère avait octroyé du financement supplémentaire aux commissions scolaires afin que celles-ci puissent payer les techniciens en services de garde, comme lors d'une journée pédagogique. Cet argument n'a toutefois pas suffi à convaincre l'opposition de débattre de sa motion, ce qu'a déploré le ministre après la période des questions. Il a alors déclaré qu'il était faux de dire que sa motion était partisane et antisyndicale.

Le sujet est délicat, puisque si les commissions scolaires acceptent la demande des parlementaires, des enfants pourraient devoir franchir les piquets de grève pour se rendre aux services de garde. En sortant de la chambre bleue, le ministre Blais a toutefois déclaré qu'il ne craignait aucunement pour la sécurité des enfants dans les écoles.

L'éducation s'impose véritablement comme un enjeu, cet automne, à l'Assemblée nationale, non seulement en raison des grèves tournantes prévues à partir de la semaine prochaine, mais aussi à cause de l'avenir des commissions scolaires, qui pourraient être transformées en profondeur.

Le gouvernement Couillard et la CAQ, qui forme le deuxième groupe d'opposition au Parlement, aimeraient attribuer davantage de pouvoirs aux écoles plutôt que de voir ceux-ci concentrés entre les mains des commissions scolaires. Un projet de réforme est en cours de préparation.

Pendant ce temps, le Parti québécois présente chaque jour ou presque des exemples de dysfonctionnement dans le milieu scolaire. Ce matin encore, le député Alexandre Cloutier reprochait au ministre Blais de ne pas avoir visité une seule école de la Commission scolaire de Montréal depuis sa nomination, ce à quoi le principal intéressé a répondu que ses collègues ministres l'informaient régulièrement de leurs visites dans ces écoles.

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