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Une équipe entreprend la restauration du masque funéraire de Toutânkhamon

LE CAIRE — L'équipe qui tentera de restaurer le célèbre masque funéraire du pharaon Toutânkhamon a expliqué comment elle entendait procéder, mardi.

Il y a un an, la barbe dorée du masque est tombée. Quelqu'un a tenté de réparer le bris en recollant maladroitement la barbe avec de la résine époxyde.

Une équipe germano-égyptienne d'experts a indiqué comme elle allait retirer la résine époxyde et décoller prudemment la barbe. Celle-ci sera replacée selon une méthode qui n'a pas encore été déterminée.

Le directeur de l'équipe de restauration, Christian Eckman, a dit que ce travail nécessiterait une période d'un à deux mois, dépendant du temps que l'équipe mettra à décoller la barbe. L'équipe tentera ensuite de comprendre comment celle-ci avait initialement été rattachée au masque.

M. Eckman a reconnu que l'équipe devait composer avec certaines incertitudes pour le moment. Elle ne sait pas à quelle profondeur la colle a pénétré l'intérieur de la barbe et ne peut déterminer avec précision le temps qui sera nécessaire au retrait de la pièce.

Il a aussi indiqué que tout le travail serait fait avec des moyens mécaniques. L'équipe utilise des bâtons de bois, une technique qui semble bien fonctionner pour le moment. M. Eckman a ajouté qu'elle pourrait employer une autre stratégie en réchauffant la colle.

«Malheureusement, la réside époxyde n'est pas soluble», a-t-il souligné.

Le masque aurait été fabriqué il y a 3300 années. Il fut découvert dans la tombe de Toutânkhamon, avec d'autres objets, par des archéologues britanniques en 1922. Cette découverte avait soulevé l'intérêt des égyptologues de partout sur la planète. Il est incontestablement l'une des pièces de choix de la collection du Musée égyptien du Caire, inauguré en 1902, qui abrite plusieurs objets et momies datant de l'Antiquité égyptienne.

M. Eckman a dit que des experts profiteraient de la restauration pour étudier les anciennes techniques de fabrication de l'époque des pharaons afin de déterminer quels matériaux avaient été utilisés.

«Nous avons la chance d'obtenir de nouvelles informations au sujet de la fabrication», a-t-il mentionné.

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