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Portugal: les socialistes en mesure de gouverner avec la gauche antilibérale

Le Parti socialiste portugais, arrivé deuxième aux élections législatives du 4 octobre, "est en mesure de former un gouvernement" avec le soutien de la gauche antilibérale, a assuré mardi son secrétaire général Antonio Costa.

"Après les contacts que nous avons eus avec le Parti communiste et le Bloc de gauche, nous pouvons dire que nous sommes en mesure de former un gouvernement disposant d'un soutien majoritaire au Parlement", a déclaré M. Costa à l'issue d'un entretien avec le président Anibal Cavaco Silva.

La coalition sortante de droite, qui a remporté les élections tout en perdant la majorité absolue dont elle disposait depuis 2011, "n'est pas en mesure de former un gouvernement majoritaire", a souligné M. Costa, qui prône la fin de la politique d'austérité budgétaire mise en oeuvre pendant quatre ans par la coalition gouvernementale de droite.

Au lendemain du scrutin, le Premier ministre sortant Pedro Passos Coelho avait été chargé par le président de chercher le soutien de l'opposition socialiste afin de former un gouvernement "stable et durable", mais ces discussions n'ont pas abouti.

Reçu mardi par le chef de l'Etat, M. Passos Coelho a cependant dit s'attendre à être reconduit à son poste, faisant valoir que la coalition formée par le Parti social-démocrate (PSD, centre droit) et son partenaire conservateur (CDS) avait remporté une victoire électorale "claire" (38,6% des voix, 107 député sur 230).

"C'est à ces deux formations qu'il revient naturellement de former le gouvernement", a-t-il affirmé, se disant convaincu de pouvoir encore obtenir au Parlement le soutien nécessaire pour offrir au Portugal "une période de stabilité et de confiance".

En parallèle avec les discussions menées avec la droite, les socialistes avait entamé un dialogue avec le Parti communiste et le Bloc de gauche, formation apparentée à Syriza au pouvoir en Grèce, en vue de la formation d'un "gouvernement alternatif".

Le Parti socialiste (PS) était arrivé second des législatives du 4 octobre, avec 32,3% des voix et 86 sièges.

Aussitôt après les élections, les partis de la gauche radicale s'étaient dit prêts à soutenir la formation d'un gouvernement dirigé par les socialistes, même sans en faire partie.

"Les négociations, qui sont complexes, doivent être conclues dans les prochains jours, mais elles ont déjà permis de créer les conditions pour la formation d'un gouvernement stable", a déclaré la responsable du Bloc de gauche Catarina Martins, après avoir été elle aussi reçue par le président.

Les dernières consultations, dont celle du Parti communiste, se tiendront mercredi matin.

Le Bloc de gauche, formation apparentée à Syriza au pouvoir en Grèce, a réalisé le meilleur score de son histoire, en obtenant 10,2% des suffrages et 19 sièges, contre 8 précédemment.

Il dépasse pour la première fois le Parti communiste qui, allié aux Verts, a recueilli 8,3% des voix et 17 sièges, davantage que les 16 élus de 2011.

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