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Polio : l'Ukraine lance enfin sa campagne de vaccination retardée

L'Ukraine, fustigée pour sa réponse trop lente après la découverte de deux cas de poliomyélite sur son sol, a finalement lancé mardi avec plus d'un mois de retard une campagne nationale de vaccination.

"Nous avons commencé les vaccinations aujourd'hui", mardi, a indiqué à l'AFP une porte-parole du ministère ukrainien de la Santé, Valentina Misiats.

Ces informations ont été confirmées à l'AFP par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). "Je félicite (...) le ministère de la Santé pour le lancement de la campagne de vaccination aujourd'hui", a déclaré à l'AFP Dorit Nitzan, représentante de l'OMS en Ukraine.

Cette campagne d'immunisation doit d'abord viser tous les enfants ukrainiens âgés de deux mois à six ans, puis s'étendre à ceux de six à dix ans, selon le ministère.

Le gouvernement a distribué à travers le pays quelque 3,3 millions de doses du vaccin envoyées par le Canada à titre d'aide humanitaire pour Kiev, en proie à une grave crise économique et à un conflit avec les rebelles prorusses dans l'Est, selon la même source.

Le lancement de vaccination a été considérablement retardé par l'Ukraine où deux cas de polio chez les enfants en bas âge avaient été officiellement confirmés fin août dans l'Ouest du pays, une première depuis 2010 sur le continent européen.

Ce retard a valu à Kiev de virulentes critiques de l'OMS, du Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) et l'Agence américaine pour le développement international (Usaid).

Kiev avait expliqué son retard par des doutes sur les conditions de stockage du premier lot du vaccin reçu du Canada et la nécessité de vérifications supplémentaires de sa bonne qualité.

L'Ukraine, ex-république soviétique où le précédent cas de polio avait été répertorié de 1996, a été particulièrement exposée au risque de réapparition du virus en raison de la chute du niveau de vaccination, qui a baissé de "90% il y a dix ans à 14% actuellement", selon les chiffres de l'Usaid.

Cette maladie était considérée comme éradiquée à 99% par l'OMS jusqu'à la réapparition du virus en Somalie en 2013. Seuls 223 cas avaient été signalés en 2012, contre 350.000 en 1988.

En 2013, l'OMS ne recensait plus que trois pays d'endémie (Afghanistan, Nigeria et Pakistan), contre plus de 125 en 1988.

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