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La défaite difficile à digérer

Au lendemain d'une défaite, les supporteurs d'une équipe sportive mangent moins bien qu'après une victoire, selon une étude de Yann Cornil, professeur au Département d'économie de l'Université de la Colombie-Britannique (UBC).

Dans cette étude Cornil a constaté qu'au lendemain d'une défaite, le nombre de calories consommées augmente de 9% et la quantité de gras saturés de 16%. Ces gras saturés sont ceux qu'on retrouve dans la malbouffe. Lors d'une victoire, la consommation de ces gras saturés chute de 9%.

Un effet qu'il explique par l'effet des émotions sur nos choix d'aliments et la quantité consommée. Plus le match est serré et plus les enjeux sont importants, plus l'augmentation est marquée. Le résultat est le même chez les hommes et chez les femmes.

Yann Cornil a choisi d'observer la NFL, parce qu'en 2005, 64% des Américains ont déclarés être des amateurs de football. De plus, en 2004-2005, année de la cueillette des données, il n'y a eu aucun match nul dans la ligue.

Comme 73% des matchs de la NFL sont joués le dimanche soir, l'étude s'est concentrée sur ce que les Américains mangent le lundi. Sauf lors de l'Action de grâces et la période des Fêtes qui ont été exclues à cause de l'alimentation particulière consommée lors de ces célébrations.

Pour vérifier son analyse, il l'a comparée à une étude en France avec des matchs de l'équipe nationale de soccer. Là aussi, les hauts et les bas des Bleus menaient à des changements d'alimentation.

Il est fort à parier que les partisans de hockey réagissent de la même façon.

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