DIVERTISSEMENT
18/10/2015 11:09 EDT | Actualisé 19/10/2015 10:29 EDT

«Tout le monde en parle» : quelques moments croustillants (PHOTOS)

Quelques minutes avant le début de Tout le monde en parle, dimanche, le producteur Guillaume Lespérance promettait, sur Twitter, que cette édition du 18 octobre 2015 était l’une «des plus drôles en 12 ans». La soirée a en effet été animée, abordant au passage les secrets de non-séduction de Roch Voisine et les organes de Ginette Reno. Voici une sélection de quelques moments croustillants de ce dernier Tout le monde en parle.

Les cartes de Dany

Dany Turcotte a effectué un bref retour sur une controverse de la semaine dernière : la carte qu’il avait remise à Gilles Duceppe, qui stipulait que, le 19 octobre, le chef du Bloc québécois retrouverait son siège, tranquille chez lui, les deux pieds sur le pouf, dans son salon, a fait pousser les hauts cris aux partisans du parti. Ce à quoi le «fou du roi» a réagi ainsi : «Dure semaine, a laissé tomber Dany Turcotte. J’ai décidé de ne plus donner de carte à l’émission…»

Bref instant de déception dans l’assistance de Tout le monde en parle. Mais Dany Turcotte a rapidement balancé, joyeux : «Mais comme il y a un politicien qui sommeille en moi… Je ne respecte pas mes promesses!» Son élan a provoqué maints applaudissements.

Trois hommes et…

«Bienvenue à trois hommes et deux pichous», a badiné Guy A.Lepage après l’entrée de Garou, Roch Voisine et Corneille, ses premiers invités, arrivés en trio pour promouvoir leur projet de disque et de spectacle Forever Gentlemen.

Effectivement très chics dans leur smoking, les trois chanteurs ont pris la place de Guy A. à son pupitre d’animateur, le temps de pianoter et de chanter quelques notes de Fly me to the moon et For me formidable, deux titres tirés de leur nouvel album. «C’est un fantasme», a avoué Garou à propos de cette aventure, qui rappelle le Rat Pack des années 50, qui réunissait Frank Sinatra, Dean Martin, Sammy Davis et autres. Guy A. Lepage les a aussi comparés aux «3 L» qui ont jadis fait danser le Québec à la Place des Arts, Pierre Lalonde, Donald Lautrec et Michel Louvain. Garou, Roch Voisine et Corneille ont promis que leur spectacle ne sera «pas si politiquement correct que ça».

Un gentleman… ne pète pas

Le passage des Gentlemen s’est terminé avec l’entrevue thématique «Gentlemen», qui a donné lieu à quelques aveux cocasses. Garou, Voisine et Corneille se sont d’abord entendus sur le fait que le meilleur endroit, pour un premier rendez-vous galant, est une «place publique». Questionnés à savoir comment un homme doit agir lors dudit premier rendez-vous, ils ont eu des réponses distinctes. «Être à l’écoute», a suggéré Garou. «Être bien dressé», a renchéri Roch.

Ce dernier a ensuite causé l’hilarité en disant ce qui, selon lui, ne se fait absolument pas en cas de rencart amoureux. «Péter», a décrété Roch. «Ça, et manger du spaghetti», a-t-il ajouté.

«Roch Voisine pète, j’en reviens pas!», s’est exclamé Dany Turcotte. «Je viens de comprendre pourquoi Hélène est partie!», a riposté Guy A.Lepage, sous les rires de la foule.

Le questionnaire s’est continué, après, sur un ton de plaisanterie. «Qu’est-ce qu’un gentleman doit toujours dire à une femme?», s’est enquis Guy A. «Qu’elle est belle», ont lancé les trois mecs. «Lequel de vous trois est le plus gentlemen?», a relancé Guy. «Les deux autres», a admis Garou. «Les hommes sont-ils plus gentlemen en France ou au Québec?», a finalement défié Guy. «Avec les femmes qu’on a au Québec, on a intérêt à être gentlemen», a crâné Roch Voisine, qu’on a rarement vu aussi comique.

À la verticale ou à l’horizontale ?

«Est-ce qu’on peut dire que tes heures verticales sont devenues horizontales?», a taquiné Guy A. Lepage à l’endroit de Louis-José Houde, nouvellement en couple avec la comédienne Magalie Lépine-Blondeau, sous le regard perplexe de l’humoriste. Houde n’a pas caché avoir été un tantinet gêné de montrer à sa douce sa collection de masques de gardiens de but, mais il dit avoir été rassuré par la réaction de celle-ci. «Ah, amuse-toi!», aurait approuvé Magalie, au grand bonheur de son homme.

Les prestations de l’ADISQ

Louis-José Houde a profité de son arrêt à Tout le monde en parle pour révéler qui seront les artistes en prestation au 37e Gala de l’ADISQ, événement qu’il animera pour une 10e fois, le 8 novembre prochain. Marie-Pierre Arthur, Bobby Bazini, Fanny Bloom, Philippe Brach, Louis-Jean Cormier, Galaxie, Marie-Mai, Ariane Moffatt, Patrick Norman, Fred Pellerin et Jean Leloup monteront tous sur scène à un moment ou un autre.

Louis-José, qui consacre toujours énormément d’efforts à se préparer en vue du Gala de l’ADISQ, a mentionné se forcer à être sobre une quarantaine de jours avant la remise de prix. Un peu plus tard dans l’échange, Houde a reçu une plaque commémorant son million de billets vendus en carrière, et il a à nouveau démarré le jeu auquel il a déjà convié ses admirateurs sur Facebook, en dévoilant qu’il avait caché des billets pour deux de ses prochaines représentations, à Québec (dans l’abribus, en face de la pyramide, près du cinéma Le Clap) et à Montréal (sous le banc en face du cinéma Beaubien). On imagine sans peine la course folle qui a dû avoir lieu dans ces deux villes dimanche soir…

Le vibrato et le pelvis de Ginette

Avec Ginette Reno, les allusions sexuelles ne sont jamais bien loin. Or, cette fois, ce sont les autres invités qui ont perçu un double sens dans les propos de la dame, au grand ahurissement de celle-ci. Relatant un appel à Marc Hervieux, Ginette a déclaré : «…mon vibrato me joue des tours.» Sitôt la phrase prononcée, un ricanement coquin s’est élevé sur le plateau de Tout le monde en parle. «Vous courez après! Moi, je suis tout émoustillé, ici dedans!», a répliqué Louis-José Houde, assis à côté de Ginette. La chanteuse a enchaîné en racontant avoir été forcée de travailler son pelvis pour régler son problème de voix. Autres gloussements autour d’elle.

Once You Go Black…

Au sujet des lunettes de soleil qui couvrait son visage, Ginette Reno s’est rapidement défendue en annonçant qu’elle venait d’être opérée, la semaine dernière, pour des cataractes. «Je suis pas droguée pantoute, a-t-elle assuré. Peut-être qu’il y en a qui pensent que je me suis fait remonter la face…» Celle qui est désormais le porte-bonheur du Canadien de Montréal a longuement parlé du Livre de la lumière, un ouvrage à l’origine anglophone qu’elle a elle-même insisté pour traduire, après l’avoir découvert dans une librairie de la Floride. Le bouquin de spiritualité offre des réponses et des pistes de réflexion aux questions qu’on se pose tous les jours et «répond au nom de Jésus», a allégué Ginette. Il a aussi été question de la chanson On en est là, écrite par Lynda Lemay, et de l’apparition de Ginette Reno dans La théorie du KO.

Enfin, Guy A.Lepage a rappelé à Ginette Reno qu’elle fêtera ses 70 ans le 28 avril 2016. Il lui a également remémoré qu’elle a déjà dit, en entrevue au Journal de Montréal, qu’elle aimerait célébrer cet anniversaire important en faisant l’amour… avec un homme dont elle serait amoureuse. «De qui aimerais-tu recevoir ce cadeau ?», a interrogé Guy A, en faisant référence aux hommes assis autour de la table. «Once you go black, you never come back!», a envoyé Ginette Reno, en clin d’œil à Corneille, alors que toute la salle se marrait, encore une fois.

Une vodka qui rapporte gros

Nicolas Duvernois, fondateur de PUR Vodka, a sans doute été une révélation pour beaucoup de gens. Celui qui publie son livre, Entrepreneur à l’état pur, a ouvert un restaurant après ses études à l’Université de Montréal et a réalisé à quel point la vodka était populaire. Duvernois n’avait aucune connaissance en production de vodka, mais il a appris, d’abord… en tapant le mot «vodka» sur Google. Bien entouré, il a créé son alcool, généralement composé de betteraves ou de pommes de terre, avec du maïs et de l’eau de source. Au départ refusée par la SAQ, PUR Vodka a été sacrée meilleure vodka au monde par les plus prestigieux sommeliers de la planète. Elle vient de remporter quatre médailles d’or au Global Vodka Masters 2015. Nicolas Duvernois et son équipe s’apprêtent maintenant à sortir le Romeo’s Gin. Duvernois a précisé pendant l’entrevue que son chien s’appelle Romeo…

À quelques heures des élections…

Les chroniqueuses politiques Chantal Hébert, Tasha Kheiriddin et Josée Legault ont offert une brillante analyse de la campagne électorale qui s’achève. En fin de piste, Guy A. Lepage leur a demandé lesquels des partis, à leur avis, ont le mieux performé dans les deux derniers mois et, à l’inverse, lesquels ont offert le plus minable rendement.

«Les libéraux. Ils n’ont pas fait de gaffe (…). Et la pire campagne, je dirais, probablement le NPD, malheureusement. C’est eux qui avaient le plus à perdre. Sur la question du niqab, en particulier, Monsieur Mulcair n’a pas joué ça de la meilleure façon. Le résultat est que la dégringolade s’est accélérée et n’a jamais été rattrapée», a estimé Tasha Kheiriddin.

« Les libéraux ont atteint leur objectif, on le voit dans les sondages. Ce sont les seuls qui ont vraiment monté au cours de la campagne. Je suis un peu moins sévère avec le NPD, pas parce qu’ils ont fait une bonne campagne, mais parce qu’ils n’auraient pas pu faire la campagne de Justin Trudeau (…) Moi, j’ai trouvé que Stephen Harper a fait une campagne triste. C’est sa dernière campagne, même s’il gagne. De le voir cette semaine comme un calleur de bingo, avec sa caisse enregistreuse, j’ai trouvé ça triste (…) Perdre sans dignité, c’est triste quand c’est la dernière campagne de quelqu’un. Stephen Harper est quand même une force intellectuelle», a plaidé Chantal Hébert.

«Je dirais que la pire campagne, c’est Stephen Harper, de loin. Pour toutes les raisons que Chantal a énumérées, mais aussi parce que ça dénote un mépris envers tout ce qui est électeur non conservateur. Je pense qu’il s’est piégé pour une dernière fois (…) en ne s’adressant toujours qu’à sa base, à son noyau pur et dur, qui a rétréci, et avec deux compétiteurs. Ç’a été une grave erreur. (…) La force de Justin Trudeau a été de faire tout sauf de la politique de polarisation. Peut-être que beaucoup de Canadiens en ont assez du ton hargneux et divisible de Stephen Harper», a pour sa part conclu Josée Legault

À la défense d’Omar Khadr

Me Dennis Edney, avocat d’Omar Khadr, est venu parler de son client, arrêté à l’âge de 15 ans, en 2002, pour le meurtre d’un soldat américain. Monsieur Edney a raconté comment sa rencontre avec Khadr a changé sa vie, lui qui héberge maintenant son client chez lui. Il a détaillé les séquelles encaissées par le garçon pendant son séjour à Guantanamo. Libéré sous caution depuis mai dernier, aujourd’hui âgé de 29 ans, Khadr a déjà exprimé le désir de devenir médecin, et ne conserve pas rancune envers son père, membre d’Al Qaïda. Edney et Khadr ont intenté une poursuite civile contre le gouvernement canadien, l’accusant d’avoir tout fait pour garder Khadr détenu à Guantanamo.

Galerie photo Tout le monde en parle - 18 octobre 2015 Voyez les images
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