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17/10/2015 07:30 EDT | Actualisé 17/10/2016 01:12 EDT

Medvedev: pour la Russie, peu importe qui dirigera la Syrie à l'avenir

Le Premier ministre russe Dmitri Medvedev a affirmé samedi que Moscou défendait son intérêt national en Syrie, et qu'elle ne tenait pas à ce que le pays reste dirigé par Bachar al-Assad.

"Bien sûr, nous ne nous battons pas pour des dirigeants en particulier, nous défendons nos intérêts nationaux (...)", a déclaré le Premier ministre dans une interview à la télévison officielle.

"Et deuxièmement, nous avons une demande des autorités légitimes (syriennes): c'est la base sur laquelle nous travaillons", a-t-il ajouté.

M. Medvedev a affirmé que la Russie se défendait en Syrie contre la menace des extrémistes islamiques. "Le président (Vladimir Poutine) l'a dit: il est évident que si nous n'éradiquons pas ces terroristes sur place, ils viendront en Russie", a-t-il ajouté.

Il a souligné que son pays ne tenait pas à ce que le président Assad demeure à la tête de la Syrie à l'avenir, et que tout autre dirigeant pourrait lui succéder, tant que ce ne serait pas l'Etat islamique.

"Ce n'est pas important, qui dirigera" la Syrie. "Nous ne voulons pas que l'EI dirige la Syrie. Ce doit être des autorités civilisées et légitimes", a-t-il dit.

"C'est au peuple syrien de décider qui dirigera la Syrie", a-t-il encore dit.

Mais il a ajouté que la Russie pour le moment "oeuvre sur la base qu'Assad est le président légitime".

La Russie, alliée indéfectible du régime syrien, mène depuis le 30 septembre une vaste campagne de bombardements aériens contre les groupes "terroristes" dont l'EI.

M. Medvedev a par ailleurs critiqué la décision des Etats-Unis, qui ont refusé d'envoyer une délégation à Moscou pour discuter du conflit syrien puis d'en recevoir une à Washington qu'il devait conduire.

"Je crois que c'est une attitude stupide", a affirmé M. Medvedev. "En conséquence de ces décisions et de leur refus de tenir des pourparlers, les Américains ont juste montré leur faiblesse".

Le Premier ministre a affirmé que la campagne aérienne de la coalition conduite par les Etats-Unis en Syrie avait un eu impact "pratiquement nul" sur l'EI et que "seule l'intervention russe a changé la donne".

am/at/ros