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17/10/2015 11:36 EDT | Actualisé 17/10/2016 01:12 EDT

La lutte antidopage doit être indépendante, dit le CIO

Le dopage a dominé les discussions lors du sommet olympique, organisé samedi à Lausanne en Suisse par le CIO.

Les tests antidopage devraient être supervisés par des organismes indépendants, et non par les organisateurs d'événements. C'est ce qui ressort des discussions. L'idée étant de crédibiliser la démarche antidopage. 

Le président de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF), le Britannique Sebastian Coe, participait à la rencontre, et a appuyé la démarche. 

Cette grande rencontre, présentée samedi à Lausanne, réunissait les membres du comité exécutif du CIO et des responsables des fédérations internationales et des comités olympiques nationaux. 

Les membres ont adopté une résolution invitant l'Agence mondiale antidopage (AMA) à étudier la possibilité de « prendre la responsabilité des contrôles antidopage, étant le seul organisme international compétent en la matière », peut-on lire dans le communiqué du CIO. 

Les fédérations auraient la responsabilité de faire appliquer les sanctions et les mesures disciplinaires. 

Un groupe de travail de l'AMA, incluant des dirigeants du mouvement olympique et de gouvernements, doit étudier la résolution. 

Toutes les fédérations nationales n'ont pas la crédibilité nécessaire pour assurer des contrôles en toute impartialité en raison des conflits d'intérêt, ajoute le CIO. 

Évidemment, cette démarche exigerait une nouvelle façon de penser le financement nécessaire au fonctionnement de l'AMA, dont les bureaux sont à Montréal. 

La démarche ne précise pas comment se feraient les tests antidopage lors des Jeux olympiques, qui sont généralement supervisés par le CIO et le comité d'organisation. 

« Pour la crédibilité du sport et la protection des athlètes intègres, le sommet a fait un grand pas en avant en rendant le processus de contrôle antidopage indépendant des organisations sportives, a dit le président du CIO, Thomas Bach, pour le moins optimiste, dans ses remarques de clôture. 

M. Bach en a profité pour envoyer à nouveau un message à la FIFA, secouée par un scandale de corruption. 

« Nous ne pouvons sous-estimer l'importance d'une bonne gouvernance, qui apporte la crédibilité, a-t-il précisé. Nous avons besoin de crédibilité pour nos organisations sportives de même que pour nos compétitions sportives. »