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17/10/2015 11:37 EDT | Actualisé 17/10/2016 01:12 EDT

Harper estime que la durée de la campagne est moins importante que son impact

LAVAL, Qc — Stephen Harper affirme que l'impact du scrutin de lundi sur les quatre prochaines années justifie tout à fait d'avoir imposé la plus longue campagne électorale de l'histoire canadienne.

De passage à Laval, samedi, dans le dernier droit de cette campagne de 78 jours, M. Harper s'est défendu d'avoir commis une erreur stratégique en donnant ainsi le temps à son adversaire libéral, Justin Trudeau, de gagner du terrain dans les intentions de vote.

Devant quelques centaines de partisans gonflés à bloc, M. Harper a soutenu que l'impact de cette élection sur les quatre prochaines années était beaucoup plus important que la durée de la campagne puisqu'elle représente un choix entre sa politique d'équilibre budgétaire et de baisses de taxes et d'impôts et celle de déficits et de hausses d'impôts des libéraux.

Flairant une occasion d'effectuer quelques percées au Québec en se faufilant dans des luttes à trois ou à quatre candidats dans certains comtés, le premier ministre sortant tente le tout pour le tout en fin de campagne.

Ainsi, malgré la spectaculaire impopularité du Sénat canadien, il n'a pas hésité à se présenter à Laval avec cinq sénateurs, dont les deux seuls qui sont possiblement mieux vus que l'ensemble de leurs collègues, soit l'ancien joueur et président des Alouettes de Montréal, Larry Smith et, surtout, l'ex-entraîneur du Canadien et dernier à avoir piloté l'équipe vers une coupe Stanley, Jacques Demers.

Il devait ensuite terminer sa journée par un rassemblement à Toronto organisé par les frères Doug et Rob Ford.

Interrogé sur les raisons qui l'amenaient à s'associer avec l'ex-maire de Toronto, qui s'est fait connaître à travers le monde pour sa consommation de crack et qui a souvent tenu des propos racistes, sexistes et homophobes, Stephen Harper a tout simplement évité de répondre à la question.

À chaque fois qu'il a été question de son association avec Rob Ford, d'ailleurs, Stephen Harper a systématiquement évité de prononcer le nom de l'ex-maire. Cependant, les frères Ford — des conservateurs farouches — ont toujours une importante cohorte de partisans dans la région de Toronto et M. Harper cherche de toute évidence recueillir l'appui de ces électeurs tout en évitant d'être personnellement associé au controversé personnage.