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17/10/2015 11:01 EDT | Actualisé 17/10/2016 01:12 EDT

Deux cents manifestants à Moscou contre la guerre en Syrie, une personne arrêtée

Environ deux cents personnes se sont réunies samedi dans le centre de Moscou pour manifester contre l'intervention militaire russe en Syrie, et une personne a été arrêtée par les forces de l'ordre, ont constaté des journalistes de l'AFP sur place.

Dans un petit parc du centre de la capitale, entourés d'un épais cordon de sécurité, des Moscovites, pour la plupart quinquagénaires ou sexagénaires, se sont retrouvés pour marquer leur opposition aux frappes aériennes russes en Syrie, qui ont débuté le 30 septembre.

Ils répondaient à l'appel du parti d'opposition Solidarnost, mais la plupart des manifestants affichaient des badges pacifistes et non politiques.

Moins d'une heure après le début de la manifestation, une femme qui brandissait un panneau où l'on pouvait lire "Poutine assassin, ne fais pas honte à la Russie!" a été arrêtée et placée sans ménagement dans un fourgon de police.

Les forces de l'ordre ont très vite bloqué l'accès à la manifestation.

Les manifestants présents ont chanté des slogans contre l'intervention militaire, contre la corruption, et ont également déployé des banderoles promettant "l'enfer à ceux qui bombardent au nom de la paix".

"La guerre, ce n'est pas ce qu'il nous faut dans notre pays, nous avons déjà beaucoup de problèmes à régler, nous traversons une grave crise politique, économique", a expliqué à l'AFP Svetlana Kravietz, 42 ans, qui faisait partie des organisateurs de la manifestation.

"Aujourd'hui on nous montre de premiers succès, comme au début en Afghanistan (où l'armée soviétique est intervenue de 1979 à 1989, ndlr). Mais après ça a dégénéré, ça a créé de gros problèmes", a souligné de son côté Dmitri Stepanov, 36 ans, employé dans le marketing.

"Aujourd'hui j'ai l'impression que la situation se répète", s'est-il inquiété.

Svetlana Kravietz a estimé quant à elle que les frappes aériennes russes avaient un objectif caché.

"On a déjà eu la guerre en Ukraine, et maintenant que ça se calme, on part faire la guerre en Syrie", a-t-elle dit. "Certains, au sein des autorités, organisent ces guerres pour garder le pouvoir et non pour aider qui que ce soit."

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