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17/10/2015 10:06 EDT | Actualisé 17/10/2016 01:12 EDT

Allemagne: une candidate à la mairie de Cologne poignardée pour des motivations "racistes" anti-migrants (police)

Une candidate à la mairie de Cologne (ouest de l'Allemagne), Henriette Reker, a été poignardée samedi sur un marché où elle faisait campagne, un acte aux motivations "racistes" liées à la politique d'accueil des réfugiés, a annoncé la police régionale.

Mme Reker, grièvement blessée au cou par un homme de 44 ans , "était responsable de la prise en charge des réfugiés" à la mairie de Cologne, a expliqué Wolfgang Albers, directeur de la police de Rhénanie du nord-Westphalie. "Dans ce contexte, l'accent est mis sur un acte politique", a-t-il ajouté.

L'agresseur, interpellé juste après les faits, "a dit qu'il avait commis cet acte avec une motivation raciste", a ajouté un responsable de la police de Cologne, Norbert Wagner au cours d'une conférence de presse.

Candidate indépendante mais soutenue par les conservateurs d'Angela Merkel, Henriette Reker a subi "des blessures sérieuses", a indiqué M. Albers, précisant que son état était "stable". Une autre femme a également été grièvement blessée lors de cette attaque, a précisé M. Wagner.

Trois autres personnes ont été légèrement blessées par cet Allemand, chômeur de longue durée et qui n'était "pas actif politiquement", selon la même source.

Le ministre de la Justice, Heiko Maas, a dénoncé "un acte inimaginable et abominable" tandis que la présidente de la région de Cologne, la Rhénanie du nord-Westphalie, Annelore Kraft, y a vu "une attaque contre la démocratie".

La candidate se trouvait sur un stand d'informations de l'Union chrétienne-démocrate (CDU), le parti de Mme Merkel, quand elle a été attaquée.

Mme Reker, peu connue en dehors de Cologne, est l'une des prétendantes les plus sérieuses au poste de maire de la quatrième ville d'Allemagne avec 980.000 habitants, lors de l'élection municipale de dimanche.

L'Allemagne attend cette année quelque 800.000 demandeurs d'asile, un record historique. Mais la politique d'ouverture aux réfugiés de la chancelière suscite de vives critiques de toutes parts.

yap/pjl