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13/10/2015 17:09 EDT | Actualisé 13/10/2016 01:12 EDT

Portugal: les discussions droite-gauche dans l'impasse

Les discussions en vue de la formation d'un nouveau gouvernement portugais issu des élections du 4 octobre n'ont permis "aucun progrès", a regretté mardi soir le Premier ministre sortant du Portugal Pedro Passos Coelho, à l'issue d'une réunion avec le chef de l'opposition socialiste Antonio Costa.

"Nous n'avons fait aucun progrès", a déclaré devant la presse M. Passos Coelho au nom de la coalition de droite, qui a remporté les élections tout en se voyant privé de sa majorité absolue au Parlement.

Dans un document adressé au Parti socialiste (PS) avant cette deuxième réunion avec le patron des socialistes, la coalition gouvernementale de droite s'était dite "totalement ouverte" à la négociation et prête à reprendre à son compte plusieurs mesures du programme socialiste, afin de "garantir l'indispensable stabilité gouvernementale".

"J'attends désormais que le Parti socialiste nous fasse parvenir une contre-proposition", a-t-il ajouté en précisant qu'aucun rendez-vous ultérieur n'avait été pris.

"Il est fondamental que le pays sache s'il y a, oui ou non, de la part du PS la volonté politique d'arriver à un accord", a-t-il affirmé, visiblement frustré par l'attitude de son interlocuteur, qu'il a qualifiée de "passive".

De son côté, Antonio Costa a exprimé son "insatisfaction" face aux propositions de la coalition, qui comprennent selon lui des "lacunes graves", énumérant des mesures qu'il avait défendues pendant la campagne et qu'il a jugées "absolument indispensables pour tourner la page de l'austérité".

M. Costa n'a pourtant pas coupé court à ces discussions, annonçant que son parti répondrait "par écrit" aux propositions de la coalition, tout en continuant de dialoguer avec les partis de l'extrême gauche afin de "créer les conditions en vue de la formation d'un gouvernement stable".

"Nous ne ferons pas obstacle à la formation d'un gouvernement tant que nous ne serons pas en mesure de proposer un exécutif alternatif. Nous nous efforçons de rendre ce gouvernement alternatif possible", a-t-il prévenu.

Au lendemain des élections, le président Anibal Cavaco Silva avait chargé M. Passos Coelho de chercher une solution permettant de former un gouvernement "stable et durable".

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