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13/10/2015 07:57 EDT | Actualisé 13/10/2016 01:12 EDT

Mulcair reproche à Trudeau d'attaquer le NPD plus qu'il n'attaque Harper

OSHAWA, Ont. — Le chef du Nouveau parti démocratique (NPD) reproche à Justin Trudeau de mettre plus d'énergie à l'attaquer qu'à s'en prendre à Stephen Harper.

À six jours du vote, libéraux et néo-démocrates continuent de se disputer les mêmes électeurs: ceux qui veulent se débarrasser à tout prix du gouvernement conservateur.

Dans un discours prononcé à Oshawa et dans les réponses aux journalistes qui ont suivi, Thomas Mulcair s'en est pris à son rival libéral, lui lançant «le défi» de s'attaquer à M. Harper autant qu'il s'attaque à lui.

M. Mulcair continue de croire que la vague orange de 2011 au Québec n'est pas asséchée. Il parle donc encore des progressistes du Québec qui seraient bientôt rejoints par les progressistes du reste du pays.

Par ailleurs, le chef néo-démocrate, tout comme le chef libéral, s'engage à faire tomber un éventuel gouvernement conservateur minoritaire à la première occasion, si jamais M. Harper obtenait ce mandat le 19 octobre.

Le chef du NPD a dressé un sombre bilan du règne conservateur des 10 dernières années sur tous les fronts: environnement, économie, emploi. Puis il a dit que même en oubliant tout ça, le discours des deux derniers mois de M. Harper - discours qui «divise» les Canadiens «au niveau de la race, de la religion, de la culture, de l'origine ethnique» - est la preuve que «son temps est révolu».