NOUVELLES
13/10/2015 15:52 EDT | Actualisé 13/10/2016 01:12 EDT

Libye/cabinet d'union: report de la décision du Parlement reconnu

Le Parlement libyen reconnu par la communauté internationale a reporté à la semaine prochaine sa décision sur l'offre de gouvernement d'union nationale proposée par l'émissaire de l'ONU pour trouver une issue politique au conflit, a indiqué mardi un média officiel.

Cette institution basée à Tobrouk (est) a suspendu "jusqu'à la semaine prochaine la séance de vote sur les noms des ministres proposés et le projet d'accord politique", a indiqué l'agence de presse progouvernementale Lana.

Ce Parlement avait la veille laissé entendre qu'il pourrait rejeter l'offre de l'ONU. L'émissaire de l'ONU "veut nous imposer un fait accompli", avait dit le député du Parlement de Tobrouk Ali Tekbali, en estimant que le gouvernement proposé serait une source "de divisions et non d'unité".

Le gouvernement non reconnu par la communauté internationale en Libye avait lui rejeté la proposition de l'ONU lundi.

"Ce gouvernement est rejeté" car "il approfondirait les divisions entre les Libyens", a déclaré à l'AFP Mahmoud Abdel Aziz, membre du Congrès général national (CGN), le Parlement siégeant à Tripoli.

Livrée aux milices après la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye compte deux gouvernements se disputant le pouvoir mais est aussi le théâtre de combats entre les différents groupes armés sur le terrain.

Pour sortir le pays de la crise, l'émissaire de l'ONU Bernardino Leon avait annoncé vendredi, dans une première étape, qu'un consensus avait été trouvé sur le nom d'un Premier ministre, Fayez el-Sarraj, et de 17 ministres d'un gouvernement d'union nationale.

L'annonce intervenait après plusieurs mois de négociations au Maroc entre les deux parties rivales libyennes.

Un tel rejet irait à l'encontre des nombreux appels de la communauté internationale pour trouver une issue politique au chaos libyen.

Le CGN avait proposé une série d'amendements à l'accord proposé par l'ONU et déclaré à maintes reprises qu'il ne signerait pas le texte avant leur prise en compte dans l'accord final. Parmi les conditions du CGN figurent le respect du jugement de la Cour suprême basée à Tripoli ayant invalidé l'existence même du Parlement de Tobrouk.

mah/tp/vl