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13/10/2015 14:54 EDT | Actualisé 13/10/2016 01:12 EDT

Les Partis verts du Canada et de la Nouvelle-Zélande s'unissent contre le PTP

Le Parti vert du Canada a joint sa voix à celle de son équivalent néo-zélandais, mardi, afin de dénoncer le Partenariat transpacifique (PTP).

La chef Elizabeth May et le candidat Paul Manly ont donné une conférence de presse à Nanaimo, en Colombie-Britannique, à laquelle des représentants élus du Parti vert de la Nouvelle-Zélande ont participé par vidéoconférence.

Le leader conservateur Stephen Harper a présenté le PTP, dont le texte officiel n'a pas encore publié, comme un moyen d'assurer l'accès au marché canadien à 800 millions de personnes.

Certains analystes ont toutefois exprimé de l'inquiétude par rapport à l'impact de cet accord sur les industries laitière et automobile canadiennes, les prix des médicaments ainsi que la protection des droits d'auteur et des données personnelles.

«C’est une entente négociée en secret, acceptée en secret et maintenant gardée au secret. Comment un citoyen peut-il se fier à cette procédure ? s'est questionnée Mme May dans un communiqué. Cette entente aura des répercussions de longue haleine sur notre économie et notre souveraineté et nous méritons d’avoir un débat franc et ouvert à ce sujet.»

En 2012, la chef des verts avait signé une déclaration conjointe avec des élus verts de partout à travers le monde, dont l'Australie, la Nouvelle-Zélande et les États-Unis, faisant état de leurs craintes par rapport au PTP.

James Shaw, le codirigeant du Parti vert néo-zélandais, a dit s'opposer, mardi, aux clauses de l'accord concernant les investisseurs qui, selon lui, restreindraient la capacité des gouvernements à promulguer des lois pour protéger la santé de leur population et leur environnement.

M. Manly a abondé dans le même sens, soutenant que ces clauses permettraient aux entreprises étrangères de lancer des poursuites en arbitrage privé si elles considèrent les décisions gouvernementales comme étant nuisibles pour leurs profits.