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13/10/2015 13:58 EDT | Actualisé 13/10/2016 01:12 EDT

L'Euro 2016 sans les Pays-Bas

Les Pays-Bas croient vivre un véritable cauchemar. Troisième du dernier Mondial, ils se voient exclus de l'Euro 2016, à la suite de leur défaite de 3-2, mardi à Amsterdam, contre la République tchèque.

Mais déjà, avant le match, leurs chances de réussite ne tenaient que par une victoire et la mince possibilité d'un match de barrage.

Une possibilité qui n'a pas tenu longtemps, puisque même un succès aurait été insuffisant, compte tenu de la victoire de la Turquie face à l'Islande, 1-0 à Konya. 

Les Turcs terminent ainsi devant les Néerlandais dans leur groupe pour la qualification convoitée.

Mais cette nouvelle gifle, la cinquième défaite en dix matches qualificatifs, démontre combien le mal est profond.

« L'Europe entière rit de nous. Nous sommes les clowns du continent », écrivait mardi matin le journal Algemeen Dagblad, résigné.

Les nombreux sièges vides de l'Arena d'Amsterdam trahissaient aussi un sentiment d'impuissance parmi les supporteurs.

Plus personne, ou presque, n'y croyait.

Privés de piliers tels Robben, Strootman, Cillessen ou De Vrij, tous blessés, les Néerlandais ont été incapables de dominer leurs adversaires.

« Je n'ai aucune intention de démissionner, a affirmé le sélectionneur Danny Blind. Je vais poursuivre mon travail car je suis sous contrat jusqu'en 2018 et que je crois en cette équipe. Le but était de se qualifier directement ou via les barrages. Je ne l'ai pas fait. On n'est pas l'Allemagne ou l'Espagne. Nous n'avons pas un tel réservoir de joueurs. »

Van Persie marque à chaque extrémité

Très fébriles tout au long de cette phase qualificative, la défense néerlandaise a de nouveau lourdement échoué à la 24e minute, laissant l'arrière droit tchèque Pavel Kaderabek se promener sur son flanc avant d'embobiner le gardien Jeroen Zoet.

Scénario quasi identique dix minutes plus tard et sur l'autre flanc quand Josef Sural se moquait de quatre Néerlandais pour porter le score à 0-2 dans une ambiance mortuaire.

Et la suite, malgré l'exclusion du Tchèque Suchy (43e minute), était tout aussi catastrophique avec un but contre son camp de Robin van Persie (66e).

Huntelaar (70e), puis Van Persie (83e), cette fois dans le bon sens, ont redonné espoir à leur formation. Mais les Tchèques ont résisté.

Les Néerlandais ont donc touché le fond. Champions d'Europe en 1988, ils n'avaient pas manqué la phase finale d'un Euro depuis 1984. Ils seront assurément les grands absents de la grand-messe de juin prochain.

Une claque d'autant plus douloureuse que, pour la première fois, vingt-quatre équipes participeront au tournoi.

Les Néerlandais n'en seront pas, au contraire de nations largement moins cotées comme l'Albanie, l'Islande ou le pays de Galles.

Cet échec marque aussi un changement de génération. Tous trentenaires, Sneijder, Huntelaar, Van Persie et Robben ne représentent plus l'avenir d'une équipe qui va devoir se reconstruire.

La Croatie les rejoint

Comme la Turquie, la Croatie, en qualité de meilleure 3e des éliminatoires, s'est qualifiée directement, mardi à l'issue de la dernière journée des qualifications. Les Croates ont vaincu Malte, 1 à 0, grâce au but d'Ivan Perisic à la 25e minute.

La Croatie rejoint l'Albanie, l'Allemagne, l'Angleterre, l'Autriche, la Belgique, l'Espagne (double tenante du titre), la France (pays hôte), l'Irlande du Nord, l'Islande, l'Italie, le Pays de Galles, la Pologne, le Portugal, la République tchèque, la Roumanie, la Russie, la Slovaquie, la Suisse et la Turquie.