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13/10/2015 09:28 EDT | Actualisé 13/10/2016 01:12 EDT

John Gibbons exploite les ressources des Blue Jays

En retard 2-0 en série de division de la Ligue américaine, le gérant des Blue Jays de Toronto John Gibbons ne semblait pas aussi détendu qu'à l'accoutumée dans son bureau du Globe Life Park.

Le week-end dernier, John Gibbons affichait un air morose, résultat d'une grippe, mais aussi du retard de 0-2 qu'accusaient ses Blue Jays dans leur série de division de la Ligue américaine.

Deux matchs plus tard, les Blue Jays reviennent d'Arlington avec une égalité de 2-2 dans leur série contre les Rangers du Texas.

Mercredi après-midi à Toronto, les Jays auront l'occasion de prolonger leur aventure en séries. Ils rencontreraient alors le gagnant du duel entre les Astros de Houston et les Royals de Kansas City.

Avant le troisième match, on a demandé à John Gibbons si sa première incursion dans l'après-saison s'était révélée plus difficile que prévu.

« J'ignore si c'est plus difficile que je ne l'imaginais, mais c'est de toute évidence plus intense. Je ne sais pas. Je ne peux répondre à cette question pour le moment. J'ai apprécié chaque minute de cette expérience, mais de toute évidence les émotions sont très différentes de celles qu'on ressent pendant les matchs du calendrier. »

« Mais ça reste du baseball. Tu dois encore exécuter les jeux, et faire ce que tu dois faire. »

À l'approche des séries éliminatoires, Gibbons a pris soin de ses joueurs. Il les a laissés célébrer le retour de l'équipe en séries éliminatoires. Il leur a donné du temps pour récupérer. Il a offert la balle au vétéran LaTroy Hawkins lors du match qui a confirmé la conquête du titre de la Section est de la Ligue américaine.

Et pour témoigner encore un peu plus de son respect, il a offert un départ supplémentaire à Mark Buehrle afin qu'il atteigne le plateau des 200 manches lancées pour une 15e saison de suite.

Des décisions audacieuses

Puis, tandis que la survie de l'équipe était en jeu lundi lors du quatrième duel, Gibbons a pris des décisions difficiles, mais qui s'imposaient.

Même si ses hommes menaient 7-1, il a retiré R.A. Dickey de la butte après qu'il eut concédé un simple après deux retraits en cinquième manche, empêchant ainsi le spécialiste de la balle papillon d'enregistrer la victoire au premier départ de sa carrière en séries éliminatoires.

Il a donné la balle à David Price, le partant du premier match qui devait maintenant oeuvrer en relève.

Les deux joueurs espéraient pouvoir revenir à Toronto pour disputer le match ultime de cette série, et aucun d'entre eux ne semblait trop fâché de la situation.

Comme Brett Cecil était blessé et que l'autre gaucher Aaron Loup était absent pour des motifs familiaux, Gibbons disposait de très peu d'options pour affronter les Rangers, dont la formation était composée de cinq frappeurs gauchers.

Lorsqu'il a été chassé du match, Dickey était confronté au coeur de la formation des Rangers. Le gaucher Shin-Soo Choo et Adrian Beltre, qui ont réussi un total de quatre coups sûrs pendant le match, étaient suivis des gauchers Prince Fielder et Mitch Moreland, et ensuite de Josh Hamilton.

« Nous voulions absolument éviter que les gars se retrouvent sur les buts, a dit Gibbons. Choo s'est présenté à la plaque. Et R.A. est reconnu pour accorder de nombreux ballons, donc il aurait pu sortir la barre du terrain. Si ça s'était produit, alors ils auraient pu revenir dans le match. »

Dickey a été interrogé à savoir s'il considérait la décision du gérant de le retirer comme un manque de confiance à son égard.

« J'espère que non, a-t-il répondu. Je détesterais croire que c'est le cas. C'est bien de savoir que le gérant a confiance en toi. Aujourd'hui, la situation était précaire, vous savez? C'est un match sans lendemain, vous savez. On dispose d'un bazooka (Price) dans l'enclos, donc il faut regarder les deux côtés de la médaille et être le plus diplomate possible. »

« C'est ce qui est bien avec notre équipe, a poursuivi le joueur de premier but Chris Colabello. Nous n'avons pas à nous fier à un seul gars. Nous n'avons pas à nous fier à un seul frappeur. Nous n'avons pas à nous fier à un seul lanceur. Je crois que c'est ce qui fait que notre formation est si spéciale. »

« Une victoire d'équipe, c'est ça que je veux », a conclu Gibbons.

Mission accomplie... pour le moment!