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13/10/2015 08:18 EDT | Actualisé 13/10/2016 01:12 EDT

Harper envers et contre tous

Refusant de commenter l'hypothèse d'un gouvernement minoritaire qu'accréditent les sondages, le chef conservateur, Stephen Harper, fait peu de cas du message très clair qu'envoient les autres formations : pas question de collaborer avec lui.

Un texte de Sophie-Hélène Lebeuf

À six jours du scrutin, M. Harper n'a pas indiqué ce qu'il ferait s'il se retrouvait à la tête d'un gouvernement minoritaire qui ne pourrait compter sur l'appui d'aucune formation.

« Je ne vais pas spéculer sur des résultats, je suis ici pour prôner l'élection d'un gouvernement conservateur et le choix est fondamental », a-t-il répondu aux questions des journalistes à un événement de campagne, mardi, à Etobicoke.

« C'est le choix entre notre parti ou, franchement, tous les autres partis, qui ont plus ou moins la même approche », a argué M. Harper.

Les conservateurs ont en revanche « un plan abordable » qui repose sur des budgets équilibrés, des baisse d'impôts, des investissements et « plus de bénéfices pour les familles », a-t-il poursuivi. Une approche « qui va continuer à créer des emplois », a-t-il assuré.

Comme il l'avait fait la veille, le chef conservateur a d'ailleurs soulevé le « risque » que couraient les Canadiens s'ils optaient pour « les hausses d'impôt libérales », répétant qu'ils auraient « moins d'argent dans leurs poches ».

Cette fois-ci, il a principalement ciblé les petites entreprises et leurs employés. Dans une mise en scène identique à celle de lundi, le propriétaire d'une petite entreprise a jeté un à un des billets de banque sur une table, au son d'une caisse enregistreuse.

Interrogé sur le plaidoyer adressé la veille aux partisans conservateurs par son adversaire libéral, Justin Trudeau, Stephen Harper a par ailleurs affirmé qu'ils n'allaient pas « acheter l'idée une seule minute » d'une « frénésie de dépenses de 150 milliards de dollars ».

L'ancien maire de Toronto Rob Ford et son frère Doug, ancien conseiller municipal et candidat défait à la mairie de la Ville Reine, se trouvaient dans les premières rangées de la foule de partisans conservateurs.