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13/10/2015 11:37 EDT | Actualisé 13/10/2016 01:12 EDT

Discussions entre l'UE et l'Iran sur les options de paix en Syrie

La chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini et des hauts dirigeants iraniens se sont entretenus mardi à Bruxelles sur les options pour ramener la paix en Syrie et combattre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) sur place, a indiqué l'UE dans un communiqué.

Il s'agissait des premières discussions de haut niveau entre les deux parties depuis la visite de Mme Mogherini à Téhéran en juillet, à la suite de l'accord historique sur le nucléaire iranien. La rencontre avec le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian a duré trois heures, suivie de discussions avec des représentants de haut rang.

"Il a été convenu que seule une voie politique, qui implique toutes les parties, peut assurer une solution stable au conflit en Syrie. A cette fin, un effort conjoint de tous les acteurs régionaux et internationaux concernés est nécessaire", selon le communiqué.

"La situation humanitaire pressante a également été soulignée", ajoute le texte, au sujet de la guerre qui a fait 250.000 morts et déplacé 12 millions de personnes, soit la moitié de la population syrienne.

L'Iran est l'allié du président de la Syrie Bachar al-Assad contre les rebelles, soutenus par les Occidentaux, qui réclament son départ.

Lundi, lors d'un conseil, Mme Mogherini et les ministres des Affaires étrangères de l'UE avaient répété que Bachar al-Assad n'avait pas de rôle à jouer dans l'avenir de la Syrie, mais avaient appelé à une "transition pacifique et inclusive" vers un nouveau gouvernement qui pourrait inclure des représentants du régime actuel.

Certains Etats membres estiment toutefois inévitable qu'Assad joue un rôle intérimaire, alors que d'autres comme la France ou la Grande-Bretagne y sont farouchement opposés.

Aucune mention n'est faite dans le communiqué européen de l'accord international avec l'Iran sur son programme nucléaire controversé, que Federica Mogherini a contribué à négocier plus tôt dans l'année, et son adoption officielle mardi par le Parlement iranien.

Mme Mogherini a cependant publié un commentaire séparé sur le réseau Twitter: "Bonne nouvelle de Téhéran aujourd'hui: le processus parlementaire sur l'accord nucléaire est fini, on se rapproche de l'adoption officielle".

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