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Le Parti vert privilégierait les raffineries plutôt que les oléoducs

Green Party leader Elizabeth May greets dignitaries as she arrives for the first federal leaders debate on August 6, 2015 in Toronto, Canada. The federal election is set for October 19, 2015.AFP/ GEOFF ROBINS        (Photo credit should read GEOFF ROBINS/AFP/Getty Images)
Green Party leader Elizabeth May greets dignitaries as she arrives for the first federal leaders debate on August 6, 2015 in Toronto, Canada. The federal election is set for October 19, 2015.AFP/ GEOFF ROBINS (Photo credit should read GEOFF ROBINS/AFP/Getty Images)

MONTRÉAL _ Le Canada devrait favoriser le raffinement du pétrole issu des sables bitumineux en Alberta plutôt que de construire des oléoducs pour envoyer l'or noir se faire raffiner à l'étranger, a affirmé la chef du Parti vert, Elizabeth May, samedi.

Mme May a participé à une manifestation contre les projets d'oléoduc Énergie Est et d'inversion de la Ligne 9B qui s'est déroulée au centre-ville de Montréal, samedi après-midi.

Elle a remis en question "la manie" du gouvernement Harper de présenter des projets de construction d'oléoduc, ce qui signifie, selon elle, que le gouvernement préfère envoyer du pétrole lourd non traité à l'étranger.

"Tous ces projets _ Keystone, Énergie Est, Kinder Morgan et Enbridge _ sont inacceptables, quel que soit le procédé que l'on veut utiliser", a-t-elle dit.

Mme May soutient que des agents de dilution doivent être ajoutés au pétrole lourd afin que celui-ci soit assez liquide pour pouvoir circuler dans un oléoduc. Elle ajoute que ce procédé transforme le pétrole en un produit encore plus toxique que le pétrole brut raffiné.

Elle a indiqué que son parti était en faveur d'un plan national d'énergie qui limiterait les capacités de l'ensemble des oléoducs en-dessous des actuels niveaux de production et encouragerait le raffinement du pétrole des sables bitumineux en Alberta.

"On n'aurait plus à discuter du transport par oléoduc ou par train car on aurait alors un produit fini, un produit raffiné, qui ne représenterait plus la même menace", a-t-elle assuré.

Elle a ajouté que les décideurs ne favorisent pas les opérations de raffinement en Alberta parce qu'ils préfèrent encourager les intérêts des grandes sociétés pétrolières et non ceux du Canada.

Mme May a aussi vertement critiqué le ministère de l'Environnement du Canada pour ne pas avoir réagi au plan controversé de la Ville de Montréal de déverser huit milliards de litres d'eaux usées dans le fleuve Saint-Laurent. "Il est malheureux pour Montréal qu'Environnement Canada n'ait donné aucune aide pour formuler un meilleur plan même s'il était au courant des intentions de la Ville depuis plus d'un an", a-t-elle dit.

La ministre fédérale de l'Environnement, Leona Aglukkaq, a indiqué que son cabinet n'avait été mis au courant de ce plan que la semaine dernière, alors que des documents démontrent que le gouvernement fédéral en avait pris connaissance dès 2014.

Mme May a accusé Mme Aglukkaq d'avoir critiqué les intentions des autorités montréalaises après avoir refusé de les aider. "C'est très scandaleux que le ministère n'ait pas conçu un meilleur plan afin d'empêcher une telle quantité d'eaux usées de se retrouver dans le Saint-Laurent, qui n'est pas un égout."

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