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Avec aucune marge de manoeuvre, la saison des Jays repose sur le bras d'Estrada

La saison des Blue Jays de Toronto repose maintenant sur le bras droit de Marco Estrada.

Bien sûr, le lanceur de 32 ans ne sera pas seul sur le terrain quand il fera face à Martin Perez et aux Rangers du Texas lors du troisième match de la série au meilleur de cinq, dimanche au Globe Life Park. Cependant, Estrada n'aura pas droit à l'erreur puisque les Blue Jays ont échappé les deux premières rencontres 6-4 et 5-3 au Rogers Centre.

«Je vais approcher le match comme n'importe quel autre, a dit Estrada après la défaite de vendredi. Nous devons gagner, c'est aussi simple comme ça. Même si nous avions gagné les premiers matchs, j'aurais eu la même mentalité au monticule dimanche.

«Il n'y a rien de très différent. Je vais tout donner peu importe la situation.»

Et après tout, Estrada a livré la marchandise pendant toute la saison pour les Blue Jays après avoir été acquis des Brewers de Milwaukee en retour d'Adam Lind en novembre dernier.

«Je ne voudrais pas savoir où nous serions sans lui», a dit le gérant des Blue Jays, John Gibbons.

Après avoir compilé une fiche de 7-6 avec une moyenne de points mérités de 4,36 avec les Brewers en 2014, Estrada affiche un dossier de 13-8 avec une moyenne de 3,13 — la cinquième meilleure de l'Américaine — en 28 départs avec les Jays cette saison.

«Bien honnêtement, je ne peux pas dire à quoi nous nous attendions de lui en début de saison. Je ne sais pas. Par contre, je peux vous dire que je ne m'attendais pas à ça, a ajouté Gibbons. Peut-être que lui il savait qu'il pouvait jouer à ce niveau-là, mais pas moi.»

Estrada est passé de l'enclos des releveurs à la rotation des Blue Jays et a compilé un dossier de 12-5 avec une moyenne de 2,92 en 23 départs après le 1er juin. Ses 12 victoires au cours de cette période le placent au troisième rang dans la Ligue américaine, tout comme sa moyenne.

Il a aussi lancé pendant au moins sept manches sans donner de coup sûr lors de départs consécutifs le 19 et le 24 juin.

«On me répète que je n'avais pas eu une bonne saison l'an dernier, mais j'avais été bon les années précédentes, a dit Estrada, qui est toujours débordant de confiance. Je ne sais pas vraiment pourquoi mes succès sont une surprise. Peut-être que j'ai été un peu meilleur qu'anticipé cette saison, mais j'avais déjà connu du succès à ce niveau-ci.

«C'est ma meilleure saison et je pense que c'est peut-être dû au changement de décor, aux gars qui me dirigent, à la défensive derrière moi et à mon nouveau lancer.»

Ce lancer-là, c'est une balle rapide coupée qui sert à mettre la table pour son changement de vitesse.

Gibbons croit d'ailleurs que le changement de vitesse d'Estrada est un des meilleurs des Ligues majeures.

«C'est un lancer difficile à frapper, a noté le releveur des Blue Jays Brett Cecil, qui est sur la touche en raison d'une blessure à un mollet. Vous ne pouvez jamais savoir si c'est ce lancer qui s'en vient. Il n'y a rien à faire, vous pouvez seulement prier pour que ce soit une rapide ou si vous anticipez un changement de vitesse, vous espérez un changement de vitesse.»

Dimanche, Estrada en sera à un premier départ en carrière en séries éliminatoires. Il avait participé à quatre matchs des séries avec les Brewers en 2011 en tant que releveur.

Neil Davidson, La Presse Canadienne

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