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09/10/2015 07:32 EDT | Actualisé 09/10/2016 01:12 EDT

Pistorius: report au 15 octobre de l'examen de sa demande de libération anticipée

La commission sud-africaine des libérations anticipées a annoncé vendredi avoir reporté l'examen de la demande de libération du champion paralympique Oscar Pistorius au 15 octobre, afin de consulter la famille de la victime.

Auparavant, la porte-parole de la famille Pistorius avait annoncé que la commission allait se réunir le 21 octobre.

Mais dans un communiqué la commission sud-africaine des libérations anticipées a précisé qu'elle reportait "sa réunion au 15 octobre 2015 concernant la demande de libération anticipée d'Oscar Pistorius".

Lors de la réunion de vendredi matin, à laquelle Pistorius et son avocat ont assisté, la commission a annoncé qu'elle allait "consulter la famille de la victime".

"On attend les commentaires de la famille Steenkamp sur cette libération pour le début de la semaine prochaine", ajoute le communiqué.

Ce nouveau report s'ajoute à la longue série de rebondissements dans l'examen de la demande de libération d'Oscar Pistorius, condamné à cinq ans de prison pour la mort de sa petite amie Reeva Steenkamp, tuée par balles en 2013.

En juin, la commission des libérations anticipées avait décidé de libérer Pistorius, le 21 août, dix mois après son incarcération.

La loi sud-africaine permet en effet aux condamnés pour homicide involontaire de sortir après avoir purgé un sixième de leur peine. Condamné le 21 octobre 2014, Pistorius est donc en théorie libérable depuis le 21 août.

Mais à la dernière minute, le ministère de la Justice avait bloqué la décision et maintenu l'athlète en détention en demandant à une commission d'appel de réexaminer cette demande.

Lundi, cette commission d'appel n'a pourtant pas tranché, renvoyant, contre toute attente, le pouvoir de décision à la commission des libérations anticipées.

Dans la foulée, la famille Pistorius avait estimé que les droits de l'ancien athlète étaient bafoués, sous-entendant qu'il était maintenu en prison pour des raisons politiques.

Le ministre de la Justice, Michael Masutha, avait bloqué la libération du champion après le dépôt d'une pétition par la Ligue des femmes de l'ANC, le parti au pouvoir.

La Ligue a fait de l'affaire Pistorius un symbole de la violence faite aux femmes en Afrique du Sud, et a milité pour que Pistorius soit lourdement puni.

Le champion a toujours affirmé avoir tué sa petite amie par accident en la prenant pour un cambrioleur introduit dans les toilettes de la maison en pleine nuit.

La saga judiciaire est loin d'être terminée pour Pistorius puisque le parquet a fait appel de sa condamnation pour "homicide involontaire", et demande à ce que les faits soient reclassés en "meurtre".

Ce nouveau procès se tiendra à partir du 3 novembre devant la Cour suprême d'appel, qui peut modifier le verdict et condamner éventuellement Pistorius à une peine plus lourde ou décider de renvoyer le procès en première instance.

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