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09/10/2015 16:32 EDT | Actualisé 09/10/2016 01:12 EDT

Obama rencontre les familles de victimes de la fusillade de Roseburg

Huit jours après la fusillade qui a endeuillé une université de l'Oregon (ouest), Barack Obama a rencontré vendredi à Roseburg les familles des neuf victimes, sur fond de débats tendus concernant un renforcement de la règlementation sur les armes individuelles.

L'annonce de sa visite avait déclenché une polémique dans la bourgade à majorité républicaine, très religieuse et pro-armes à feu.

Les panneaux brandis le long de la route empruntée par le cortège présidentiel vendredi reflétaient ces tensions: "Bienvenue à Roseburg", pouvait-on lire, mais aussi: "Merci de nous laisser tranquille", ou encore "Obama a tort".

L'objectif du président américain est, selon la Maison Blanche, "de passer du temps avec les familles des victimes de cette terrible tragédie" lors de laquelle un homme de 26 ans a tué neuf personnes avant de se suicider.

M. Obama, qui a multiplié depuis le drame les appels à un durcissement de la législation sur les armes, ne devait pas s'exprimer devant la presse à l'issue de la rencontre organisée dans le lycée de la ville.

Le rédacteur en chef de la gazette locale, The Roseburg Beacon, a estimé cette semaine que le président n'était "pas le bienvenu", jugeant qu'il venait profiter de la douleur des proches pour avancer ses pions sur l'échiquier politique.

La ville de Roseburg a même dû se fendre d'un communiqué de presse affirmant que les déclarations selon lesquelles des représentants municipaux s'opposaient à la venue du président américain étaient "fallacieuses".

Quelques heures après la fusillade, le 1er octobre, le président américain avait exprimé - en termes très directs - son émotion et sa colère, fustigeant l'"inaction" du Congrès.

"Cela est devenu une routine", avait-il lancé, réclamant, comme il l'a déjà fait à d'innombrables reprises depuis son arrivée au pouvoir en 2009, une évolution de la loi pour mieux encadrer l'utilisation des armes individuelles.

"Je vais en parler de manière régulière (...) et politiser cela car notre inaction est une décision politique", lançait-il le lendemain lors d'une conférence de presse, dénonçait l'opposition systématique de ses adversaires républicains - qui contrôlent le Congrès - à toute évolution.

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