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09/10/2015 14:50 EDT | Actualisé 09/10/2016 01:12 EDT

L'assureur-crédit public américain va être réanimé par le Congrès

L'assureur-crédit public américain Export-Import Bank, qui avait été tué cet été par les conservateurs du Congrès, devrait voir sa charte réautorisée grâce à une coalition de démocrates et républicains.

Les parlementaires partisans de l'Ex-Im Bank ont annoncé vendredi qu'ils avaient rassemblé suffisamment de signatures pour inscrire à l'ordre du jour de la Chambre des représentants la loi réautorisant l'institution.

Le vote aura lieu le 26 octobre, selon le représentant démocrate Steny Hoyer.

Jusqu'à présent, les chefs républicains refusaient d'organiser un vote, les conservateurs estimant que l'Etat fédéral n'a pas à aider des exportateurs comme Boeing, le rôle pouvant être rempli par le marché, selon eux.

Mais les démocrates, minoritaires, se sont alliés à une quarantaine de républicains favorables à la réautorisation de la banque. Grâce à une forme de pétition, ils sont capables de forcer un vote, qu'ils sont assurés de remporter puisqu'ils représentent plus de la moitié de la Chambre. Le Sénat a déjà voté en faveur de la réautorisation mais devra revoter.

Fondée en 1934, l'Ex-Im Bank avait vu sa capacité à octroyer des lignes de crédit expirer le 30 juin dernier.

L'assureur-crédit public protège les exportateurs contre le risque de défaut des clients étrangers, comme le font au moins une soixantaine d'autres organismes similaires dans le monde.

Les grandes entreprises et leurs alliés avaient engagé une campagne de lobbying auprès du Congrès, qui semble avoir porté ses fruits.

General Electric (GE) avait annoncé la délocalisation de centaines d'emplois au Canada et en France, où l'assureur-crédit français Coface avait promis des financements.

ico/are

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