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09/10/2015 12:33 EDT | Actualisé 09/10/2016 01:12 EDT

Discorde et confusion... le spectacle républicain continue à Washington

Les républicains de la chambre basse du Congrès américain continuaient frénétiquement vendredi leur recherche d'un sauveur, mais l'élu le plus cité martèle qu'il n'a aucune envie de prendre la tête du groupe majoritaire, profondément divisé.

Paul Ryan, 45 ans, colistier de Mitt Romney à la présidentielle de 2012 et président de la commission chargée de la fiscalité, a répété vendredi qu'il ne serait pas candidat à la présidence de la Chambre des représentants, dont l'occupant actuel, John Boehner, a annoncé qu'il prendrait sa retraite fin octobre.

"M. Ryan apprécie le soutien de ses collègues, mais il n'est toujours pas candidat", a déclaré son porte-parole, Brendan Buck.

Pourtant, vendredi dans les couloirs du Capitole, les représentants républicains n'avaient que son nom à la bouche, après une nouvelle réunion de groupe à huis clos. Et certains avançaient que Paul Ryan pourrait changer d'avis.

"Paul l'envisage. La décision lui appartient", a lâché aux journalistes le numéro deux de la Chambre, Kevin McCarthy et celui par qui le scandale est arrivé.

Le recrutement d'un leader est urgent. Le poste est très important aux Etats-Unis, troisième personnage de l'Etat fédéral après le président et le vice-président, et le prochain "speaker" sera chargé de définir l'agenda parlementaire républicain jusqu'à la prochaine présidentielle, en novembre 2016.

Kevin McCarthy était destiné à succéder à John Boehner mais il a annoncé jeudi qu'il se retirait de la course, face à l'hostilité d'une quarantaine d'élus ultra-conservateurs du Tea Party. Son abandon crée un vide à la tête du groupe.

Paul Ryan "est probablement le plus qualifié", a déclaré le représentant républicain Jason Chaffetz.

"La liste des gens capables de rassembler notre groupe est très courte ces temps-ci, et Paul est certainement tout en haut de la liste", a dit son collègue Steve Womack.

"Il pourrait probablement être élu à l'unanimité ou presque", a abondé Peter King.

Le prochain chef républicain devra réconcilier la faction des ultra-conservateurs avec le reste du groupe de 247 membres qui reconnaît que pour gouverner, il faut savoir faire des compromis avec Barack Obama, un démocrate. Le tout en pleine année électorale, avec les primaires présidentielles dès février 2016.

"Le prochain chef est condamné à l'échec si on ne met pas en place un processus de consensus pour faire notre travail", prévient le républicain Dennis Ross.

Dans l'intérim, John Boehner restera à son poste jusqu'à ce qu'un remplaçant soit trouvé. Il a répété vendredi à ses troupes qu'il espérait toujours partir à la fin du mois.

ico/vog