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07/10/2015 16:19 EDT | Actualisé 07/10/2016 01:12 EDT

Yémen: le parti de l'ex-président Saleh, allié aux rebelles, se dit prêt à la paix

Le parti de l'ex-président yéménite Ali Abdallah Saleh, allié aux rebelles chiites Houthis, a affirmé mercredi avoir accepté un plan de l'ONU destiné à mettre fin au conflit qui embrase le pays depuis fin mars.

Le secrétaire général du Parti populaire général (CPG), Aref al-Zouka, a adressé une lettre dans ce sens au chef de l'ONU, Ban Ki-moon, a indiqué un porte-parole de la formation politique dans une déclaration publiée sur son site internet officiel.

La lettre engage le CPG à "mettre en application les sept points élaborés par l'émissaire de l'ONU", le Mauritanien Ismaïl Ould Cheikh Ahmed, a ajouté le porte-parole.

Il cite en premier lieu "l'application des résolutions du Conseil de sécurité, y compris la résolution 2216 selon un mécanisme de mise en oeuvre qui doit faire l'objet d'un accord de toutes les parties".

M. Zouka a appelé, selon le porte-parole, le Conseil de sécurité à "arrêter la guerre et à exhorter toutes les parties (en conflit) à se mettre d'accord sur un mécanisme d'application de la résolution 2216 qui organise le retrait (des rebelles) des villes et le désarmement sous la supervision de l'ONU ainsi que la relance du processus de paix".

De son côté, à New York, le porte-parole de l'ONU Stéphane Dujarric a déclaré que les Houthis avaient eux aussi indiqué être prêts à participer à des discussions fondées sur la résolution de l'ONU, ajoutant: "c'est un pas important".

L'émissaire de l'ONU Ismaïl Ould Cheikh Ahmed "estime que le gouvernement du Yémen, les Houthis et leus alliés devraient accepter son invitation à se joindre à des pourparlers de paix sur cette base", a-t-il expliqué.

Une première tentative pour réunir les parties yémenites autour d'une table de négociations à Genève avait échoué en juin. En septembre l'ONU avait affirmé avoir reçu des assurances sur une reprise prochaine des négociations, en vain.

L'émissaire de l'ONU est engagé dans des tractations discrètes dans le sultanat d'Oman avec les rebelles et des représentants du CPG en vue d'une solution politique.

Le gouvernement reconnu par la communauté internationale et soutenu par une coalition arabe menée par l'Arabie saoudite exige une application sans conditions de la résolution 2216.

Le CPG demande que l'application de cette résolution soit accompagnée de l'arrêt des opérations militaires et de la levée du blocus imposé au Yémen par la coalition.

La coalition arabe est intervenue militairement fin mars au Yémen pour empêcher les Houthis, soutenus par l'Iran, de prendre entièrement le contrôle du Yémen après leur entrée à Sanaa il y un an.

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