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07/10/2015 12:19 EDT | Actualisé 07/10/2016 01:12 EDT

Un lit sur cinq pourrait être coupé dans les hôpitaux francophones du N.-B.

Le réseau de santé Vitalité étudie la possibilité de fermer 20 % des lits dans les hôpitaux francophones du Nouveau-Brunswick.

Selon des informations obtenues par Radio-Canada, la régie de santé francophone suggère au gouvernement provincial de fermer près d'une centaine de lits pour engendrer des économies.

Présentement, il y a 499 lits dans les hôpitaux des quatre régions desservies par le réseau de santé et 95 pourraient être abolis. Toutefois, si on tient compte de la fermeture d'une unité de soins à l'Hôpital d'Edmundston, quatre lits supplémentaires pourraient être ajoutées à la liste, portant ainsi le total à 99 lits.

Selon nos informations, la région d'Acadie-Bathurst serait la plus touchée par ces compressions avec 41 lits en jeu.

La région de Beauséjour aurait 20 lits à risque, celle du Nord-Ouest 22 et le Restigouche 12.

Le réseau de santé Vitalité a rencontré les maires des communautés touchées par ces compressions. La mairesse de Saint-Quentin, Nicole Somers, est du lot des maires rencontrées.

Pour l'heure, l'identité des hôpitaux ciblés par la régie n'est pas connue.

Pour sa part, le PDG du Réseau de santé Vitalité n'a pas élaboré en détails les mesures qu'il comptait prendre pour générer des économies au sein de la régie de santé.

En point de presse mardi, Gilles Lanteigne a déclaré que son équipe a évalué les impacts sur les soins de santé et qu'un document a récemment été acheminé au ministre de la Santé pour lui suggérer des mesures pour le système de soin de santé.

« On a proposé au ministère un plan assez global qui comporterait l'ensemble des composantes du réseau Vitalité. Parce que si on met tous nos établissements à contribution, on pense qu'on est capables d'améliorer les services et de rencontrer certains objectifs financiers et d'accroître l'efficacité et l'efficience », a déclaré M. Lanteigne.

Le ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick, Victor Boudreau, affirme pour sa part ne pas avoir vu ce rapport.

« Toutes ces recommandations vont être prises en considérations, évidemment. C'est certain que ça va se rendre à mon bureau, mais je ne l'ai pas vu encore et je ne peux pas commenter un rapport que je n'ai pas vu », a déclaré M. Boudreau.  

Plus de détails à venir

Avec les informations de Julie-Anne Lapointe