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07/10/2015 18:19 EDT | Actualisé 07/10/2016 01:12 EDT

Meurtre de Richard Oland: il y avait beaucoup de sang, selon un policier

SAINT-JEAN, N.-B. — Un agent de l'identité judiciaire de la police de Saint-Jean qui a enquêté sur le meurtre de l'homme d'affaires Richard Oland a soutenu mercredi qu'il avait rarement vu autant de sang sur les lieux d'un crime.

Contre-interrogé par la défense au procès de Dennis Oland, l'agent Mark Smith a indiqué que certains des 40 coups portés à la tête de la victime avaient été assénés avec un marteau ou un instrument de ce genre, alors que d'autres ont été infligés par une arme tranchante. L'arme du crime n'a jamais été retrouvée.

Dennis Oland, fils de la victime, a plaidé non coupable à une accusation de meurtre non prémédité. Richard Oland, âgé de 69 ans, avait été retrouvé sans vie, le 7 juillet 2011, baignant dans une mare de sang au milieu de son bureau de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick. Les deux hommes sont issus de la vieille famille néo-brunswickoise qui a fondé en 1867 la brasserie Moosehead.

L'avocat de la défense, Gary Miller, a fait dire au témoin, mercredi, que le meurtrier avait usé d'une force vigoureuse.

Le policier Smith a aussi admis qu'après une inspection minutieuse de près de 16 heures, les policiers n'avaient pu trouver de traces de sang dans la voiture de l'accusé. Il a aussi précisé que le sang retrouvé sur une serviette de papier et dans l'évier de la salle de bain près du bureau de la victime était en fait celui du fils de l'associé de la victime, et qu'il se trouvait là avant le meurtre.

L'agent Smith a aussi confirmé mercredi que les policiers n'avaient pu trouver de traces de sang sur les huit paires de chaussures saisies chez Dennis Oland.

Le contre-interrogatoire de l'agent Smith se poursuit jeudi, en Cour du banc de la reine du Nouveau-Brunswick, à Saint-Jean.

Kevin Bissett, La Presse Canadienne