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07/10/2015 12:07 EDT | Actualisé 07/10/2016 01:12 EDT

Les véhicules fautifs de Volkwagen devraient être modifiés d'ici la fin 2016

WOLFSBURG, Allemagne — Le rappel des véhicules automobiles de Volkswagen équipés du logiciel qui permettait de tricher lors des essais réglementaires sur les émissions de gaz polluants pourrait commencer en janvier en Allemagne et se poursuivre jusqu'à la fin de l'an prochain.

Ce rappel ne comprend pas encore les automobiles vendues aux États-Unis, où le scandale touchant le plus grand constructeur automobile au monde a émergé. Tout rappel américain devra être approuvé par l'agence de protection environnementale (EPA), qui a dévoilé le subterfuge le mois dernier, ainsi que par le conseil des ressources de l'air de la Californie.

La confirmation au sujet de la date de lancement du rappel des 2,8 millions d'automobiles en Allemagne a été donnée par le chef de la direction du constructeur, Matthias Mueller, dans un entretien publié mercredi par le quotidien «Frankfurter Allgemeine Zeitung».

Dans cette interview, M. Mueller affirme que plusieurs des véhicules rappelés ne feront pas l'objet d'importantes réparations, mais plutôt d'un ajustement logiciel. Certains pourraient cependant nécessiter des modifications mécaniques.

Le grand patron de Volkswagen a rappelé que «le soin précédait la rapidité» dans ce dossier et que, si tout allait comme prévu, le rappel pourrait débuter en janvier. Dans ce scénario, «toutes les automobiles devraient être corrigées d'ici la fin de 2016», a-t-il calculé.

M. Mueller a en outre indiqué que les résultats de l'enquête sur le scandale indiquaient que quelques développeurs étaient responsables du logiciel trompeur — mais qu'il faudrait que l'enquête se poursuive avant de pouvoir déterminer combien de responsables au sein de la société doivent être blâmés pour le scandale.

M. Mueller est devenu chef de la direction du constructeur il y a moins de deux semaines, après la démission de son prédécesseur, Martin Winterkorn, dans la foulée des révélations.

Volkswagen a indiqué que jusqu'à 11 millions de véhicules automobiles à travers le monde pourraient contenir le logiciel controversé. Le constructeur a mis de côté 6,5 milliards d'euros, soit environ 9,5 milliards $ CA, pour régler les coûts associés au scandale.

Jusqu'à maintenant, la société a suspendu quatre individus responsables du développement des moteurs et embauché la firme américaine Jones Day pour mener une enquête.