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07/10/2015 06:53 EDT | Actualisé 07/10/2016 01:12 EDT

Les discussions entre Bombardier et Airbus font réagir à l'Assemblée nationale

MONTRÉAL — Les discussions entre Bombardier et Airbus concernant l'avenir du programme d'avions CSeries ont eu des échos à l'Assemblée nationale, où, le gouvernement Couillard a refusé de s'inquiéter, contrairement aux partis d'opposition.

Le ministre de l'Économie, Jacques Daoust, a prudemment répété que Québec serait présent si le constructeur d'avions et de trains demandait de l'aide, ce qu'il n'a pas encore fait.

Il n'a pas voulu s'étaler sur les pourparlers entre les deux multinationales, puisqu'elles sont «cotées en Bourse».

M. Daoust a néanmoins minimisé la possibilité de voir une participation majoritaire du programme de la CSeries passer dans les mains d'une entreprise étrangère, affirmant que l'important était de s'assurer maintien du siège social dans la province.

Bombardier (TSX:BBD.B) et Airbus ont confirmé mardi soir avoir eu des discussions, précisant au passage qu'elles étaient terminées.

Les réactions ont été différentes au Parti québécois (PQ) et à la Coalition avenir Québec (CAQ), qui ont exhorté le gouvernement Couillard d'intervenir auprès de Bombardier pour avoir l'heure juste.

Le chef péquiste Pierre Karl Péladeau a entre autres rappelé que Bombardier concernait les contribuables ainsi que le gouvernement québécois, en raison de l'aide financière dont l'entreprise a bénéficié.

Inquiet, le chef de la CAQ, François Legault, a de son côté soulevé la possibilité de «privatiser temporairement» l'avionneur, affirmant qu'il ne fallait «rien exclure à ce moment-ci».

L'action de Bombardier, qui a clôturé en hausse de 14 pour cent la veille, reculait de 15,25 pour cent à la Bourse de Toronto, mercredi avant-midi, pour coter à 1,50 $.