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07/10/2015 07:09 EDT | Actualisé 07/10/2016 01:12 EDT

« Je sais qu'il y a des gars là-dessus » - Francis Bouillon

À la lumière des déclarations du jeune espoir suédois des Maple Leafs de Toronto, Viktor Love, Francis Bouillon admet être au fait que des joueurs de la LNH font usage de cocaïne.

Love, qui est rentré en Suède sans crier gare, y est allé de déclarations incendiaires voulant que l'usage de la cocaïne soit monnaie courante à travers la LNH.

En entrevue à l'émission Gravel le matin, Bouillon a parlé candidement de ce phénomène, sans toutefois le décrire comme un fléau.

« J'ai toujours entendu des histoires, même si je n'ai jamais vu personne en prendre devant moi. Les joueurs sont bien informés et conseillés par la LNH en matière de drogues et de produits dopants. Je sais qu'il y avait des joueurs là-dessus. Mais je ne sais pas combien. Il s'est passé bien des choses même quand j'étais avec le Canadien. »

Il a ensuite parlé du niveau élevé de stress auquel les joueurs sont parfois soumis dans la pratique de leur sport. « Personne ne saist ce que les gars font quand ils rentrent à la maison le soir. »

Bouillon a aussi parlé de la procédure pour les tests antidopage de la LNH. Selon lui, les joueurs ou les équipes peuvent être l'objet de deux ou trois contrôles par saison.

« Quand ils arrivent dans le vestiaire, ils peuvent parfois tester quatre ou cinq joueurs pigés au hasard. Parfois, c'est toute l'équipe. Ils peuvent même se pointer l'été chez toi », a indiqué Bouillon en insistant sur le caractère strict de la LNH en matière de dopage.

Du même souffle, Bouillon a reconnu que les équipes pouvaient parfois être informées à l'avance de la tenue de tests.

« L'équipe peut être informée. Parfois les soigneurs le sont, et ils nous envoient des textos peut-être 15 minutes à l'avance. Difficile de tricher dans ces conditions. Même quand on urine dans un pot, il y a quelqu'un à côté de nous », a insisté le nouveau retraité.

Par ailleurs, Bouillon avoue volontiers qu'il aimerait bien revenir dans le hockey un jour, soit à titre d'entraîneur ou de dépisteur.

« Je veux prendre un pas de recul. J'ai parlé avec le Canadien, mais il n'y a pas de poste disponible en ce moment. De toute façon, il faut faire ses classes dans le junior ou même le junior AAA. Pour le moment, je veux passer du temps avec mes garçons, les accompagner à l'aréna. Mais à long terme, oui, je voudrais bien revenir travailler dans le hockey », a conclu Bouillon.

Pendant ce temps à Toronto, le capitaine des Maple Leafs, Dion Phaneuf a répondu à une question des journalistes, mercredi, concernant la possibilité que la LNH ajoute la cocaïne sur la liste des produits pour lesquels les joueurs pourraient être testés.

« Je suis en faveur de tout ce qui peut aider les joueurs. Il revient à l'Association des joueurs et à la ligue de convenir d'une façon d'opérer. Je suis pour tout ce qui peut aider. J'ai toujours penser comme ça depuis que je joue dans la LNH. Si c'est la voie qu'ils choisissent, j'appuie tout ce qui peut venir en aide aux joueurs », a déclaré Phaneuf.

De son côté, le commissaire adjoint de la LNH, Bill Daly, a admis dans une entrevue au réseau TSN que le phénomène prenait de l'ampleur au sein du circuit.

« Le nombre de tests positifs est en hausse par rapport aux années précédentes. Je ne veux pas parler d'un état de crise. Ce que je dirais c'est que les drogues comme la cocaïne sont cycliques et nous sommes dans un cycle où la cocaïne est en vogue. Je serais surpris si on parlait de deux douzaines d'individus. Je ne veux pas me montrer naïf, mais je serais très étonné que nous ayions affaire à plus de 20 gars. Étant donné que nos tests ne sont pas complets, je ne saurais dire », a affirmé Daly.