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07/10/2015 09:01 EDT | Actualisé 07/10/2016 01:12 EDT

Cameron accuse le patron du Labour de "sympathie avec le terrorisme"

Le Premier ministre britannique David Cameron a violemment critiqué mercredi le nouveau patron du parti travailliste Jeremy Corbyn en l'accusant de "sympathie avec le terrorisme", lors d'un discours au dernier jour du congrès du parti conservateur à Manchester (nord-ouest).

"Des milliers de mots ont été écrits sur le nouveau patron du Labour", a déclaré M. Cameron devant les militants et cadres du parti tory.

"Mais en fait, vous n'avez besoin de savoir qu'une seule chose: il pense que la mort d'Oussama Ben Laden était une tragédie", a ajouté le dirigeant britannique.

"Eh bien non. Une tragédie, ce sont près de 3.000 personnes tuées un matin à New York", a poursuivi M. Cameron en référence aux attentats du 11 septembre 2001.

"Mes amis, nous ne pouvons laisser cet homme répandre dans le pays que nous aimons cette idéologie qui menace la sécurité, sympathise avec le terrorisme et revient à haïr la Grande-Bretagne", a lancé David Cameron, soulevant un tonnerre d'applaudissements.

L'attaque visait une déclaration faite en 2011 par M. Corbyn, qui avait en réalité utilisé le mot "tragédie" pour dénoncer l'exécution de Ben Laden par un commando américain au Pakistan, regrettant qu'il n'ait pu être jugé.

David Cameron a également accusé M. Corbyn d'avoir "complètement abandonné" toute ambition pour le pays, et promis que les conservateurs seraient "le parti des travailleurs".

Le dirigeant britannique, réélu en mai dernier, a également rappelé qu'il ne comptait pas briguer un troisième mandat en 2020, et défini son programme pour les cinq ans à venir, axé autour d'une idée: faire du Royaume-Uni un pays "plus fort".

Un pays, a-t-il développé, "fait de plus grandes ambitions, où les locataires deviennent propriétaires et les employés employeurs (...) et où l'extrémisme est vaincu une fois pour toute".

Sur ce dernier point, il a notamment promis des mesures contre les écoles poussant à la radicalisation religieuse.

"Qu'il n'y ait aucun doute: si vous enseignez l'intolérance, nous vous fermerons", a dit David Cameron.

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