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07/10/2015 15:19 EDT | Actualisé 07/10/2016 01:12 EDT

Arabie: la police boucle une localité chiite, coups de feu (résident)

Des coups de feu ont éclaté mercredi dans une localité chiite de l'est de l'Arabie saoudite que la police a bouclée avec des véhicules blindés, a indiqué un résident.

Awamiya, à l'ouest de la ville de Dammam, a été déjà le théâtre de troubles depuis le début de la contestation de la minorité chiite en 2011.

Le résident a affirmé avoir vu un nuage de fumée noire s'élever notamment au dessus de fermes, dans cette localité d'environ 30.000 habitants, au moment où la police intervenait dans l'après-midi. "C'était visible depuis tout Awamiya", a-t-il ajouté précisant que des véhicules blindés avaient bouclé la zone.

Il a ajouté avoir entendu des tirs nourris et répétés, sans savoir d'où ils provenaient.

"Les forces saoudiennes ont attaqué Awamiya, certaines fermes", a raconté ce résident à l'AFP, ajoutant ne rien savoir sur de possibles arrestations ou blessés.

Le ministère de l'Intérieur n'avait pas fait de commentaire dans l'immédiat.

En avril, le ministère avait fait état de la mort d'un policier dans un affrontement armé à Awamiya avec des "terroristes", événement qui faisait suite à l'arrestation, en janvier, de l'une de 23 personnes recherchées pour manifestations et troubles dans la Province Orientale.

Plusieurs d'autres qui figuraient sur cette liste de personnes recherchées avaient déjà été arrêtées ou tuées dans des fusillades.

La plupart des chiites d'Arabie vivent dans la riche province pétrolière Orientale et se plaignent de marginalisation dans ce royaume à majorité sunnite.

Des militants affirment que de nombreux chiites ont été condamnés à mort depuis le début de la contestation en 2011.

Parmi eux, Nimr al-Nimr, un leader religieux et son neveu, Ali al-Nimr, qui avait 17 ans au moment de son arrestation.

Des experts de l'ONU, des capitales occidentales et des organisations de défense des droits de l'Homme ont lancé des appels pour que Ali al-Nimr, aujourd'hui âgé de 21 ans, ne soit pas mis à mort.

Le père d'Ali a appelé fin septembre le roi Salmane à épargner la vie de son fils. Les exécutions ne peuvent pas avoir lieu sans l'approbation finale du roi.

bur/al/mer/feb