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07/10/2015 13:57 EDT | Actualisé 07/10/2016 01:12 EDT

Après avoir refusé d'interdire le niqab à sa fonction publique, Harper se ravise

SASKATOON — Stephen Harper est revenu sur l'enjeu du niqab, mercredi, réitérant qu'il étudierait la possibilité de l'interdire pour la réception de services gouvernementaux et contredisant ainsi son ministre responsable de la fonction publique fédérale.

En mars, le président du Conseil du trésor, Tony Clement, avait déclaré qu'il n'était pas question d'interdire le niqab aux fonctionnaires fédéraux, que le seul critère pour un fonctionnaire, c'est d'être «capable de faire le travail», qu'on ne pouvait imposer une telle interdiction dans un milieu de travail ou dans la vie privée.

Le ministre expliquait à ce moment-là pourquoi la seule interdiction envisagée par son gouvernement concernait les cérémonies de citoyenneté.

Mercredi, à Saskatoon, le premier ministre sortant a déclaré que son gouvernement «dit la même chose depuis des mois maintenant». Et cette chose c'est qu'il examine le projet de loi 62 du gouvernement Couillard, loi qui obligerait ceux qui donnent et reçoivent des services gouvernementaux à le faire à visage découvert, et qu'Ottawa peut «agir d'une façon très responsable» dans ce dossier comme le fait Québec.

À son arrêt de campagne en Saskatchewan, M. Harper a promis d'améliorer le congé parental sans que ça coûte un sou à l'État. Le chef conservateur a ainsi promis d'allonger le congé qui passerait de 12 mois à 18 mois, sans que le parent en congé reçoive davantage de prestations d'assurance-emploi.

La Presse Canadienne