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03/10/2015 07:57 EDT | Actualisé 03/10/2015 08:03 EDT

Volkswagen Golf R 2016 : celle que l'on attendait (ESSAI/PHOTOS)

Volkswagen

Le constructeur allemand Volkswagen tente tant bien que mal de se sortir de sa crise du diesel. Les amateurs sont cependant loin d’avoir déserté la marque, et pour cause : le manufacturier propose encore des voitures dynamiques, amusantes à conduire et à la personnalité bien affirmée. Parmi elles, la Volkswagen Golf R est sans conteste la reine.

C’est en 2014 que la compagnie avait officialisé le retour de ce modèle vitaminé au pays. Mais le nombre fort limité d’unités disponibles (750 sur deux ans) n’a pas permis de soulager le vorace appétit des amateurs pour la petite voiture de performance à la conduite inspirée.

Car c’est bien de cela qu’il s’agit : la Volkswagen Golf R est définitivement une Volkswagen dans la forme et dans l’âme, mais elle pousse à de nouvelles limites la définition même du plaisir de conduite.

Construite sur la plate-forme de la nouvelle génération de Golf, la septième du nom, la Golf R est la version vitaminée et efficace de la Golf. Sous le capot, un petit moteur 2,0 litres turbo développant la bagatelle de 292 chevaux, et de 280 livres-pied de couple.

Pour ceux qui ne sont pas familiers avec ce genre de données, sachez que la petite voiture frétille aux côtés de rivales comme l'extrême Subaru STI, ou encore la spectaculaire future Ford Focus RS. Rien de moins…

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Conduite inspirée

Les pneus crissent, la voiture enjambe les vibreurs et enfile la bonne trajectoire avec une aisance déconcertante. Pendant ce temps, le pourtant très ordinaire pilote que je suis tient le volant à deux mains, sourire aux lèvres, mais sans jamais ressentir la moindre difficulté derrière le meneur : bienvenue au volant de la toute nouvelle Volkswagen Golf R.

Évidemment, me direz-vous, vous n’avez aucune intention de vous lancer à l’assaut d’une piste, et mes expériences sur vibreurs vous laissent un peu indifférents. Avouez que vous êtes quand même un peu jaloux, et surtout qu’il s’agit encore du meilleur moyen de tester les limites d’une voiture tout entière axée sur les performances.

C’est la raison pour laquelle la moitié de notre essai s’est effectué sur le circuit raccourci de Calabogie, en banlieue d’Ottawa. Mais parce qu’on ne lâche pas ainsi les loups dans la bergerie, les responsables de VW avaient pris soin d’embaucher un guide pour le groupe de journalistes invités : l’ancien coureur automobile Patrick Carpentier dont le mandat était de diriger le convoi sur piste, et de contenir les ardeurs de quelques conducteurs trop entreprenants.

L’expérience a été spectaculaire, Carpentier dirigeant à bonne vitesse le groupe de pilotes en herbe que nous sommes jusqu’à des pointes supérieures à la décence. Cette conduite plus extrême, en plus de soulager l’adolescent en moi, permettait surtout d’évaluer les accélérations, les reprises et l’exceptionnelle qualité de la direction de la voiture.

Un mode « race » permet de désactiver les systèmes d’aide à la conduite, ce qui favorise aussi une conduite dynamique plus affirmée. À déconseiller sur les routes ordinaires puisqu’il modifie aussi la rigidité des suspensions, rendant la conduite plus brusque, mais plus dynamique.

Une fois tous les modes performances activés cependant, la petite réalise le 0-100 kilomètres à l’heure en moins de 5 secondes avec la boite automatique, mais ajoute 3 dixièmes avec la boite manuelle.

Question consommation, la Golf R exige aussi quelques sacrifices, ne pouvant faire mieux que 9,7 litres aux 100 kilomètres.

Sur la route

Mais voilà, rares seront les passionnés qui se rendront aussi longtemps sur une piste. C’est donc un parcours long d’une centaine de kilomètres qui m’a permis de mettre à l’épreuve la petite sportive. Spacieuse pour sa taille (elle est un peu plus large que la GTI), la Golf R se montre aussi docile sur la route.

Il faut dire, encore une fois, que l’ajustement en mode confort ou normal favorise cet état de fait, en modifiant la réaction de l’accélérateur et une réponse différente du moteur.

Pour transmettre la puissance aux roues, nous avons le choix entre une boite manuelle à 6 vitesses ou une boite automatique DSG. Même si sur la piste, la boite manuelle offrait davantage de plaisir de conduite, la boite DSG offrait des réactions plus rapides, et une économie de carburant plus élevée.

En fait, même les pilotes professionnels, malgré leur amour de la boite manuelle, n’ont pu dénigrer la boite DSG. Oubliez donc la manuelle et faites-vous un petit plaisir!

Un bon mot aussi pour l’intégration multimédia, notamment grâce au Apple CarPlay et au Android Auto, deux systèmes qui soudent littéralement votre téléphone intelligent au véhicule lui-même. Vous en retrouvez alors l’affichage directement devant vos yeux (en fait, plutôt au centre de la console centrale ce qui constitue un défaut d’ergonomie évident que l’on pardonne tout de même), tout cela en branchant votre téléphone le plus simplement du monde à l’aide du fil USB.

Physiquement, la Golf R n’a pas de grandes différences avec ses sœurs Golf. Elle opte pour une calandre unique, ornée d’un vaste logo R, d’entrées d’air plus imposantes et de quelques autres légers traits caractéristiques, notamment des roues de 19 pouces en alliage. Des appliqués Golf R ornent aussi les sièges qui proposent un confort et un support bien au-delà de la moyenne.

Des détails qui nécessitent une bonne connaissance pour reconnaitre la bête au premier coup d’œil, mais qui n’ont pas empêché les amateurs de nous rattraper à tout pris sur l’autoroute pour admirer la petite machine.

La grosse faiblesse de cette Golf R, c’est son prix, réservé définitivement aux puristes : 39 995 $ avec boite manuelle et 41 395 $ avec boite DSG, plus une prime de 2 100 $ pour l’ensemble technologie.

Pas cher payé pour autant de plaisir direz-vous? Soit, mais on est tout de même au-delà de 40 000 $.....

Source: LuxuryCarMagazine.com

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