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03/10/2015 06:53 EDT | Actualisé 03/10/2016 01:12 EDT

Terminer en beauté pour Vincenzo Nibali

L'Italien Vincenzo Nibali tente de terminer en beauté sa saison dans le Tour de Lombardie, le dernier « monument » de l'année cycliste dont il partira favori, dimanche, sur le difficile parcours de 245 kilomètres menant de Bergame à Côme.

« C'est un rendez-vous que j'ai en tête », a reconnu le champion d'Italie après sa victoire, mercredi, dans la semi-classique des Trois Vallées Varésines.

Il aimerait sortir la tête haute d'un été décevant, son Tour de France raté hormis un succès d'étape dans les Alpes et son exclusion de la Vuelta (pour s'être accroché à une voiture).

Mais, depuis la mi-septembre, le Sicilien a redressé la barre. Deux victoires, autant que dans les six mois précédents, l'ont remis en selle en vue du dernier objectif, une grande classique qu'il a souvent honorée par des offensives de style mais qu'il n'a jamais terminée sur le podium (5e en 2010).

En revenant à Côme (nord), où le dernier vainqueur en 2010 a pour nom Philippe Gilbert, le Belge encore à surveiller cette fois, la « classique des feuilles mortes » renoue avec sa légende.

Coefficient de difficultés élevé

Le parcours a été rendu encore plus difficile par les organisateurs, plaçant le mur de Sormano après la mythique montée de la Madonna del Ghisallo, la chapelle consacrée aux cyclistes dont les cloches sonnent à toute volée au passage des coureurs.

Un mur ? Le terme n'a rien d'usurpé. Dans la forêt, l'étroite route se cabre pour atteindre une pente moyenne de 15,8 % sur 1920 mètres, avec un passage à 25-27 %. L'ascension, qui comporte seulement 4 virages, réclame un effort total d'une dizaine de minutes (temps-record de 9 min 02 sec par Joaquim Rodriguez).

Mais, au sommet, il reste encore 50 kilomètres pour rejoindre l'arrivée, une longue séance le long du lac de Côme et deux dernières montées, la dernière à seulement 5300 mètres de la ligne.

« S'il pleut, comme la météo le prévoit, ce sera encore plus dur », prédit Nibali qui ne sera pas épaulé dans son équipe par Fabio Aru.

Bien qu'il soit toujours en forme avancée (3e de Milan-Turin jeudi), le Sarde, vainqueur de la Vuelta, a été mobilisé par son employeur... pour un critérium au Kazakhstan.

Le cyclisme italien, dans l'attente d'une victoire dans une classique depuis 2008 (Tour de Lombardie par Damiano Cunego), s'en remet donc à Nibali.

Sans que le vainqueur du Tour de France 2014 puisse être sûr de son coup face à l'opposition étrangère menée par Alejandro Valverde, si l'Espagnol, surpris l'an passé par l'Irlandais Dan Martin, a récupéré du voyage retour des Etats-Unis pour le championnat du monde de Richmond.

Le Polonais Rafal Majka a déjà montré qu'il avait bien digéré le décalage horaire, tout comme Nibali. Il s'est affiché à son avantage durant la semaine, 3e de Milan-Turin.

Au point que Majka a été désigné, en l'absence de l'Espagnol Joaquim Rodriguez (deux fois vainqueur mais forfait en raison d'une chute à l'entraînement), comme l'un des hommes à battre par les deux espoirs français, Romain Bardet et Thibaut Pinot.