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03/10/2015 14:44 EDT | Actualisé 03/10/2016 01:12 EDT

Synode: le pape François ne veut pas "de mariage express"

Le pape a donné samedi soir une première indication de la tonalité des travaux du synode sur la famille qui s'ouvre dimanche, en affirmant qu'il ne doit pas "y avoir de mariage express" et réévaluant les fiançailles.

Sur un ton grave, sans faire aucune allusion au coming out d'un théologien du Vatican qui a révélé le jour même son homosexualité en demandant à l'Eglise d'aborder cette question, le pape argentin, s'adressant à 90.000 fidèles qui allumaient des bougies sur la place Saint-Pierre lors d'une veillée de prière, les a interrogés: "À quoi bon allumer une petite bougie dans l'obscurité qui nous entoure ?"

"Chaque famille, a-t-il répondu, est toujours une lumière, bien que faible, dans l'obscurité du monde". "Il s'y respire la mémoire des générations et s'y enfoncent des racines qui permettent d'aller loin".

Jorge Bergoglio a appelé les catholiques à prier pour que ce Synode, qui se déroulera jusqu'au 24 octobre, "reconnaisse, valorise et propose tout ce qu'il y a dans la famille de beau, de bon et de saint; qu'il embrasse les situations de vulnérabilité", notamment "les relations blessées et défaites d'où surgissent malaises, ressentiments et ruptures".

Au début de la cérémonie, François avait insisté sur la préparation au sacrement du mariage chrétien indissoluble: "il n'y a pas de mariage express. Les fiancés doivent se préparer, les fiançailles doivent être réévaluées, et les étapes du chemin en doivent pas être brûlées".

Soulignant la tentation de l'homme contemporain face aux engagements "de déserter et de se fermer, peut-être au nom de la prudence et du réalisme, en fuyant la responsabilité", François en a appelé à "l'Esprit Saint" pour que ce synode aide la famille chrétienne à se renforcer.

"Il y a presque une année (à la veille du premier synode sur la famille, ndlr), sur cette même place, nous avons invoqué l'Esprit Saint. Sans l'Esprit Saint, Dieu est loin, le Christ reste dans le passé, l'Église devient une simple organisation, l'autorité se transforme en domination, la mission en propagande, le culte en évocation, l'agir des chrétiens en une morale d'esclaves".

Il a recommandé aux participants au synode d'"unir la compassion à la justice". Faute de le faire, a-t-il dit, "nous finissons par être inutilement sévères et profondément injustes". Il a exhorté l'Eglise à être une "maison ouverte" et une "famille qui corrige sans humilier, qui éduque par l'exemple et la patience" (....), "qui n'arrive jamais à considérer quelqu'un uniquement comme un poids, un problème, un coût, une préoccupation ou un risque".

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