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03/10/2015 06:40 EDT | Actualisé 03/10/2016 01:12 EDT

Partenariat transpacifique : Stephen Harper tente de se faire rassurant

Alors que la conclusion d'un nouvel accord de libre-échange qui pourrait changer le paysage de la production laitière au Canada paraît imminente, le chef conservateur assure qu'un tel accord ne sera conclu que dans l'intérêt supérieur du pays.

Au lendemain du cinquième et dernier débat de la campagne, Stephen Harper a tenu à faire une mise à jour de l'état des négociations. « Il y a eu du progrès, mais les négociations se poursuivent. Je reçois régulièrement des rapports de nos représentants qui sont en place [à Atlanta] », a-t-il affirmé en point de presse à Montréal.

Il n'a pas voulu préciser d'ici combien de temps il croyait une entente possible, mais il s'est engagé à la rendre publique si elle est conclue avant la fin des élections, le 19 octobre.

« La décision finale sera toujours avec le Parlement du Canada, a-t-il ajouté. On doit être là pour protéger nos intérêts, pour avoir la possibilité de faire partie [de ce nouveau marché] si c'est possible. Mais ce gouvernement ne prend pas la décision finale. »

Malgré les inquiétudes des producteurs laitiers, qui ont manifesté avec leurs tracteurs cette semaine devant le parlement canadien à Ottawa, M. Harper fait miroiter les gains pour l'économie du pays à faire partie de ce qui deviendra « plus grand espace économique de l'histoire ». L'accord couvrirait 40 % du produit intérieur brut du monde.

« Si un tel accord est conclu, cela voudra dire des milliers de nouveaux emplois grâce à un nouveau marché pour les produits et les services canadiens de presque 800 millions de clients dans la région de l'Asie pacifique », a-t-il fait valoir. 

Selon plusieurs médias qui couvrent les négociations à Atlanta, il ne resterait plus qu'un obstacle à la signature de l'accord commercial : le système actuel de gestion de l'offre.

Selon ce que rapportait CBC la semaine dernière, le Canada serait prêt à accepter beaucoup plus de lait, de beurre, de fromage, de yogourt et autres produits laitiers provenant des États-Unis. Le pays offrirait une part de « 9 % à 10 % » de son marché aux produits laitiers aux Américains. Des quantités qui pourraient « anéantir » l'industrie laitière canadienne, selon Yves Leduc, de Dairy Farmers of Canada.