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03/10/2015 16:47 EDT | Actualisé 03/10/2016 01:12 EDT

Nouvelle vague de frappes russes dans le centre et le nord de la Syrie

DAMAS, Syrie — Les avions russes ont poursuivi leur offensive en Syrie, samedi, attaquant des cibles appartenant au groupe armé État islamique (ÉI) et d'autres groupes d'insurgés dans le centre et le nord de la Syrie, selon des sources militaires syriennes et russes.

Le porte-parole de l'armée de la Russie, le major-général Igor Konachenkov, a indiqué que les avions de chasse ont effectué 20 sorties en Syrie au cours de la dernière journée, atteignant neuf cibles de l'ÉI. Un poste de commandement et un entrepôt d'armes du groupe djihadiste auraient aussi été détruits dans la région de Racca, la capitale de facto des extrémistes.

Un haut-placé dans l'armée russe, le colonel-général Andrei Kartapolov, a de son côté rapporté que les pilotes russes avaient effectué plus de 60 vols depuis le 30 septembre.

Selon les renseignements dont il dispose, les «militants» quitteraient les régions qu'ils contrôlent et «la panique et la désertion» les aurait gagnés. Aussi l'armée intensifiera-t-elle les frappes aériennes, poursuit-il dans un communiqué partagé sur la page Facebook du ministère de la Défense.

À Damas, une source anonyme de l'armée syrienne a affirmé à la télévision d'État que les frappes «concentrées et précises» ont détruit un centre de commandement de Latamneh, dans la province de Hama, et ont visé des cibles dans le coin des villes de Jisr al-Shughour et Maaret al-Numan.

Le groupe État islamique n'est toutefois pas présent dans la province d'Idlib, qui inclut ces deux villes. La Russie affirme viser l'ÉI et des factions du réseau Al-Qaïda, mais certaines de ces frappes semblent avoir touché des groupes d'opposition soutenus par l'Occident.

Plus tard samedi, des avions russes auraient attaqué la ville de Hobeit, dans la province d'Idlib.

Ces frappes surviennent alors que des centaines de personnes fuient les alentours d'Hobeit, craignant que les bombardements aériens ne soient annonciateurs d'une invasion militaire au sol.

Des activistes établis en Turquie ont rapporté que l'armée avait informé les résidants d'un village non loin, qui a accepté une trêve avec les forces du gouvernement il y a plusieurs mois, que les soldats voulaient passer par leur village pour atteindre les régions rebelles de Hobeit et Khan Sheikhoun, et que personne ne serait blessé tant qu'ils n'attaquaient pas les soldats.

D'après l'Observatoire syrien des droits de l'homme, les frappes russes ont tué en trois jours 39 civils et 14 combattants, sans spécifier si ces combattants incluent des membres de l'ÉI.

Albert Aji et Jim Heintz, The Associated Press