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03/10/2015 06:53 EDT | Actualisé 03/10/2016 01:12 EDT

Les frontières de l'espace Schengen "sont tombées", déplore la Norvège

La chef de gouvernement norvégienne Erna Solberg a déploré samedi que les frontières extérieures de l'espace Schengen soient "tombées", appelant à mieux les contrôler pour endiguer l'immigration clandestine.

Mme Solberg, conservatrice qui gouverne avec le Parti du progrès, un parti hostile à l'immigration y compris de Syriens, s'exprimait lors d'une conférence de presse commune avec les Premiers ministres des quatre autres pays nordiques à la résidence du Premier ministre danois, Marienborg, à Kongens Lyngby en banlieue de Copenhague.

"Le défi pour la région nordique n'est pas interne, mais c'est le fait que les frontières extérieures de Schengen soient tombées. Nous devons maintenant nous assurer que ces frontières extérieures fonctionnent", a-t-elle déclaré.

La Norvège, non membre de l'UE, fait partie de l'espace Schengen et en contrôle elle-même une frontière extérieure, avec la Russie, par laquelle sont entrés plus de 250 réfugiés syriens cette année.

Le Premier ministre suédois, le social-démocrate Stefan Löfven, a pour sa part estimé que "tous ceux qui ont le droit à l'asile doivent l'obtenir. Ceux qui n'ont pas ce droit doivent être renvoyés".

Leur hôte danois, le libéral Lars Løkke Rasmussen, se disait d'accord avec cette dernière proposition: "Ceux qui n'ont pas besoin de protection doivent être renvoyés aussi vite que possible".

L'afflux inédit de migrants et réfugiés dans la région a provoqué en septembre quelques tiraillements entre les pays nordiques.

La Suède avait critiqué le Danemark quand il avait renoncé septembre à contraindre les migrants à déposer une demande d'asile, les laissant continuer vers la Suède. "Une décision malheureuse", avait dit M. Löfven.

Puis la Finlande avait critiqué la Suède, qui elle aussi laissait des milliers de personnes traverser son territoire sans enregistrer de demande d'asile, avant que ces migrants, principalement irakiens, franchissent la frontière finlandaise.

Si le ministre des Affaires étrangères Timo Soini avait reconnu que son pays pouvait accueillir plus de réfugiés, il avait estimé "impensable que nous [la Finlande] le fassions en ignorant les règles de l'UE et en autorisant à transporter les réfugiés à travers un pays puis un autre jusqu'à chez nous".

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