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01/10/2015 07:28 EDT | Actualisé 01/10/2016 01:12 EDT

Uber s'élève contre un projet de réglementer son utilisation à Londres

Uber a lancé une pétition pour protester contre ce que le géant américain des véhicules de transport avec chauffeurs (VTC) estime être un projet de réglementer davantage son utilisation dans les rues de Londres.

Transport for London (TfL), l'organisme public responsable des transports de la capitale britannique, a lancé une consultation publique autour d'une série de mesures qu'il veut appliquer aux services de réservation de voitures avec chauffeur.

Ces mesures prévoient notamment l'introduction d'un intervalle d'au moins cinq minutes entre la réservation et la prise en charge du client, l'obligation pour les chauffeurs de passer un test d'anglais ou que les sociétés de VTC disposent d'une ligne de téléphone fixe et acceptent les réservations jusqu'à sept jours en avance.

"Il s'agit d'améliorer la réglementation concernant l'utilisation des VTC à Londres. Aucune décision n'est encore prise", assure Garrett Emmerson, responsable du dossier à TfL, alors que la consultation publique est ouverte jusqu'au 23 décembre.

Pour Uber, l'initiative est tout simplement "dépourvue de sens".

"Nous comprenons que les chauffeurs de taxi ressentent la concurrence de services comme Uber. Mais la solution pour faire appliquer les mêmes règles à tout le monde est d'alléger le fardeau législatif qui pèse sur les taxis. Pas d'introduire des lois qui sont néfastes pour les clients, les chauffeurs et pour Londres", commente la branche britannique de la société américaine sur son site internet.

La pétition a déjà recueilli plus de 100.000 signatures.

La perspective de nouvelles réglementations a également été critiquée par le Daily Telegraph, quotidien de droite, qui écrit: "Uber est là pour rester, Londres doit encourager l'innovation" et non protéger à tout prix "le cartel des taxis".

Selon les derniers chiffres officiels, il y a 62.800 VTC, appelés "minicabs", à Londres, soit une augmentation de 26% depuis deux ans.

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