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01/10/2015 14:09 EDT | Actualisé 01/10/2016 01:12 EDT

Syrie: "c'est Daech qu'il faut viser et pas d'autres", réclame le président Hollande

"C'est Daech qu'il faut viser et pas d'autres" en Syrie, a réclamé jeudi le président français François Hollande, à la veille de recevoir à Paris son homologue russe Vladimir Poutine, dont l'aviation mène depuis deux jours des bombardements sur le sol syrien.

"Ce qui vient de se produire confirme encore que premièrement nous devons trouver une transition politique qui ne pourra pas passer par (le président syrien) Bachar Al-Assad, deuxièmement qu'il faut que le régime arrête immédiatement ses bombardements odieux contre les populations civiles, et troisièmement que ce soit bien contre Daech que les frappes se fassent, toutes les frappes d'où qu'elles viennent: c'est Daech qu'il faut viser et pas d'autres", a déclaré à la presse le président Hollande.

Le chef de l'Etat français doit s'entretenir vendredi à Paris avec son homologue Vladimir Poutine, notamment sur la Syrie, avant un sommet destiné à relancer le processus de paix en Ukraine.

La Russie est entrée mercredi dans le conflit syrien, menant des bombardements contre le groupe Etat islamique (Daech, selon son acronyme arabe) mais aussi "les autres groupes terroristes" qui s'opposent au régime de Bachar al-Assad.

L'EI n'est pas présente dans plusieurs des zones visées par les avions russes, ce qui suscite des doutes sur les véritables intentions de la Russie de combattre l'EI ou de tout simplement venir en aide à son allié traditionnel Bachar al-Assad, allié clé de Moscou au Moyen Orient.

"Quand on veut s'attaquer au terrorisme, on détruit d'abord les sites de Daech", a commenté également jeudi le Premier ministre français Manuel Valls. "Et je constate que ça n'est malheureusement pas la position russe", a-t-il déclaré.

Ce serait "une faute morale bien sûr, mais d'abord une faute politique de vouloir compter sur Bachar al-Assad", a estimé M. Valls, déplorant une solution "qui ne passerait pas par les pays de la région et notamment les pays sunnites".

Pour Manuel Valls, le président Poutine reste malgré tout un "partenaire (...) pour trouver une solution politique durable, une transition indispensable avec l'opposition modérée et les éléments du régime".

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