DIVERTISSEMENT
01/10/2015 03:18 EDT | Actualisé 02/10/2015 10:34 EDT

Quoi voir au cinéma dès le 2 octobre 2015? (PHOTOS/VIDÉOS)

Sortie au cinéma prévue? Découvrez les films à l'affiche cette semaine!

Le Huffington Post Québec et Mediafilm.ca vous présentent les films qui prennent l'affiche cette semaine au Québec:

Galerie photo Films de la semaine - 2 octobre 2015 Voyez les images

COMING HOME

Chine. 2014. 109 min.

Drame de Zhang Yimou avec Gong Li, Chen Daoming, Zhang Huiwen, Guo Tao, Yan Ni, Li Chun.

Libéré à la fin de la Révolution culturelle, Lu Yanshi, ex-professeur et prisonnier politique, découvre en rentrant chez lui que sa femme, l'enseignante Feng Wanuy, souffre d'amnésie. Pis encore, certains jours, elle le prend pour un représentant du Parti communiste avec qui elle a eu maille à partir. À l'aide de Dan Dan, leur fille de 16 ans chassée du foyer par sa mère, Lu veille à ce que Feng comprenne enfin qu'il est bien son mari. Ayant mis la main sur les lettres qu'il lui a écrites durant sa captivité, il les lui fait parvenir et lui en fait la lecture en se faisant passer pour un voisin. Afin de convaincre Feng d'accepter le retour à la maison de Dan Dan, Lu insère parmi sa correspondance de nouvelles lettres. Bien que Lu et Feng se rapprochent, elle ne reconnaît toujours pas son mari. Chaque cinquième jour du mois, Lu l'accompagne donc à la gare où elle espère vainement le retrouver parmi les passagers.

Pour porter à l'écran le roman de Geling Yan, Zhang Yimou en a préservé les moments les plus émouvants, réduisant du coup la dimension historique du récit. Résultat: un mélodrame à l'ancienne sobre et soigneusement photographié, toutefois alourdi par une musique insistante. Éternelle muse du cinéaste, Gong Li livre une prestation sincère quoiqu'affectée.

GUIBORD S'EN VA-T-EN GUERRE

Canada. 2015. 108 min.

Comédie de Philippe Falardeau avec Patrick Huard, Irdens Exantus, Suzanne Clément, Clémence Dufresne-Deslières, Sonia Cordeau, Robin Aubert, Paul Doucet, Jules Philip, Ellen David, Micheline Lanctôt.

Steve Guibord s'efforce de régler une crise entre des autochtones et des camionneurs qui ont à tour de rôle érigé des barrages sur les routes de son vaste comté du nord du Québec. Au même moment, le député fédéral indépendant apprend que, en raison de l'absence prolongée d'une députée conservatrice, c'est son vote qui déterminera si le Canada entrera ou non en guerre. Évitant de prendre clairement position, pour ne pas heurter sa fille pacifiste ni son épouse en faveur d'un engagement militaire, l'ex-hockeyeur écoute son jeune stagiaire haïtien, l'idéaliste et lettré Souverain, qui lui conseille d'organiser, dans un exercice de démocratie directe, des consultations publiques dans les trois agglomérations principales de son comté. Les choses se compliquent lorsque le premier ministre conservateur offre à Guibord un ministère en échange de son vote et que différents groupes de pression s'invitent dans le débat.

Le réalisateur de MONSIEUR LAZHAR signe une comédie sociale lucide, souple et rythmée, entre Haïti et l'Abitibi. L'humour n'est pas toujours égal et le dénouement apparaît trop précipité, mais le dispositif visuel original mis en place pour soutenir cette belle leçon de démocratie, ainsi que l'interprétation inspirée de Patrick Huard, forcent l'admiration.

LA MARCHE

États-Unis. 2015. 123 min.

Drame biographique de Robert Zemeckis avec Joseph Gordon-Levitt, Charlotte Le Bon, Clément Sibony, César Domboy, Ben Kingsley, James Badge Dale, Steve Valentine, Ben Schwartz.

Passionné par le cirque dès l'enfance, le Français Philippe Petit apprend seul l'art du funambulisme. À l'âge adulte, il bénéficie des conseils techniques de Papa Rudy, exilé tchécoslovaque bourru à la tête d'une troupe ambulante. Amoureux de la chanteuse de rue Annie, Philippe lui confie son rêve: marcher sur un fil de fer reliant les tours jumelles du World Trade Center, dont la construction n'est pas encore achevée. Un projet insensé et illégal, que le funambule présente comme le coup artistique du siècle. Deux amis d'Annie acceptent de participer à l'aventure: le photographe Jean-Louis et le crack en mathématiques Jeff, qui souffre du vertige. Après des mois de préparation, Philippe, Annie, Jean-Louis et Jeff débarquent à New York, où ils dénichent quatre autres complices. Le 6 août 1974, l'équipe parvient, non sans mal, à déjouer la sécurité de l'immeuble et à installer le lourd matériel. Malgré plusieurs embûches, le fil de fer est tendu à l'aube.

Comme James Marsh dans son documentaire oscarisé MAN ON WIRE, Zemeckis raconte l'exploit du trompe-la-mort français (campé avec fougue par Joseph Gordon-Levitt), à la manière d'un film de cambriolage bourré de suspense. Passé une première partie conventionnelle et artificielle, Zemeckis trousse une séquence finale captivante, d'une beauté poétique transcendante.

SEUL SUR MARS

États-Unis. 2015. 130 min.

Science-fiction de Ridley Scott avec Matt Damon, Jessica Chastain, Kristen Wiig, Jeff Daniels, Michael Pena, Kate Mara, Sean Bean, Sebastian Stan, Askel Hennie, Chiwetel Ejiofor.

Une tempête force l'évacuation de l'équipage du Hermes, stationné sur Mars depuis plusieurs mois. Mais avant de pouvoir rejoindre le vaisseau, l'astronaute Mark Watney est frappé de plein fouet par un projectile. Le croyant mort, le commandant Melissa Lewis ordonne le départ. Or, Watney a survécu. Blessé, il rejoint le camp de base où, sans espoir de voir apparaître des secours avant quatre ans, il évalue ses chances de survie. Botaniste de formation et débrouillard par nature, Watley fractionne les provisions résiduelles et, employant ses excréments comme engrais, fertilise un champ de pommes de terre intérieur. Plusieurs mois passent avant que la NASA ne prenne connaissance, au moyen d'images satellites, que son astronaute est vivant. Peu après, ce dernier réussit à établir la communication grâce à un vieux satellite enfoui. Son histoire, qui galvanise la planète, force la NASA à mettre sur pied une opération de secours inédite, défiant toutes les lois de la science.

S'il ne possède pas la grâce lyrique de GRAVITY, ce conte d'anticipation, par le réalisateur d'ALIEN et PROMETHEUS, tient en haleine sans jamais faiblir. La composition solide de Matt Damon, l'intrigue à échelle humaine et l'impressionnante envergure technique, font oublier les naïvetés et le caractère verbomoteur du film.