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01/10/2015 12:46 EDT | Actualisé 01/10/2016 01:12 EDT

Moscou vise le groupe Etat islamique en Syrie, comme la coalition (Lavrov)

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a affirmé jeudi que les frappes russes en Syrie visaient le groupe "Etat islamique, (le Front) al-Nosra et d'autres groupes terroristes", tout comme celles de la coalition antijihadistes conduite par les Etats-Unis.

"Nous sommes sur la même longueur d'onde que la coalition sur ce point (..) Nous avons la même approche" en ce qui concerne les cibles, a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse.

Il a aussi affirmé que la Russie "n'a pas l'intention d'étendre ses frappes aériennes à l'Irak" voisin car elle "n'a pas été invitée" à le faire.

Le gouvernement russe a dit jeudi être prêt à envisager des frappes aériennes en Irak si Bagdad ou une résolution de l'ONU l'exigent.

L'Irak étudiera toute proposition de la Russie pour bombarder le groupe Etat islamique sur le territoire irakien, a déclaré pour sa part le Premier ministre irakien Haider al-Abadi à la chaîne de télévision française France 24.

"Les forces aériennes russes visent l'EI et d'autres groupes terroristes en coordination avec l'armée syrienne", a souligné M. Lavrov.

Il a précisé que Moscou "considérait comme terroristes ceux qui sont reconnus comme tels par l'ONU et par le système judiciaire russe".

L'opposition syrienne et des responsables américains ont mis en doute les cibles des frappes russes, laissant entendre qu'elles avaient pour but principal de renforcer le régime syrien et non de combattre l'EI.

M. Lavrov a de son côté jeté le doute sur les frappes en Syrie menées par la France et le Royaume-Uni, affirmant: "nous avons beaucoup de questions sur leurs frappes en Syrie".

Rappelant que Paris les avaient justifiées par la nécessité pour la France de prévenir des actions terroristes sur son territoire, il a ajouté: "il n'y a pas de preuves, rien".

"On ne peut pas s'empêcher de penser que la base légale de la coalition a des lacunes", a-t-il estimé en affirmant qu'il aurait fallu demander un mandat à l'ONU.

Il a aussi critiqué le bilan de la coalition militaire menée par Washington depuis un an, estimant que "l'EI était en progression plus d'un an après".

M. Lavrov a répété que ce serait "une erreur" de ne pas associer le régime syrien, allié de Moscou, à la lutte antiterroriste menée en Syrie. "Si un pays est soumis à des menaces terroristes comment peut-on le laisser de côté (..) ce n'est pas réaliste", a-t-il dit.

Il a confirmé qu'il avait proposé au Conseil de sécurité un projet de résolution autorisant la formation d'une vaste coalition antiterroriste incluant Damas.

Il a espéré que ce projet "sera adopté dans l'avenir" et que l'Espagne, qui succède ce jeudi à la Russie à la présidence tournante du Conseil, mènera des négociations actives en ce sens.

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