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01/10/2015 17:47 EDT | Actualisé 01/10/2016 01:12 EDT

Le Soudan du Sud demande à l'ONU de ne plus le sanctionner

Le vice-président du Soudan du sud a demandé jeudi à l'ONU de ne plus imposer des sanctions "non méritées" à son gouvernement en raison de la conclusion récente d'un accord de paix.

James Wani Igga a affirmé devant l'Assemblée générale que malgré près de deux ans de guerre civile, l'avenir de son pays était "plein d'espoir" si l'aide humanitaire et économique promise est effectivement accordée.

"Mais il ne doit pas être soumis à des sanctions non méritées et à l'isolement étant donné la fragilité de ce nouveau pays", a-t-il ajouté.

Il a fait valoir que les deux camps viennent de signer un nouvel accord de cessez-le-feu et a demandé à l'Igad (groupement régional de huit pays voisins) de déployer des observateurs.

Désormais, a-t-il affirmé, "cette guerre déplorable et le bain de sang sont terminés". "Nous commençons à appliquer l'accord de paix et donc on ne doit plus imposer de sanctions ni d'interdictions de voyager à nos responsables", a-t-il ajouté.

Cet accord est le 8ème du genre dans la guerre civile au Soudan du Sud qui a commencé en décembre 2013.

Il a été conclu le 26 août par le président Salva Kiir et son adversaire Riek Machar mais les deux camps s'accusent mutuellement de l'avoir violé et les combats continuent dans certaines régions du pays.

En juillet, le Conseil de sécurité de l'ONU avait décidé de geler les avoirs et d'imposer une interdiction de voyager à six chefs militaires du Soudan du Sud, trois du côté des forces gouvernementales et trois du côté des rebelles.

Les Etats-Unis ont proposé en septembre de nouvelles sanctions contre le chef de l'armée gouvernementale et un commandant rebelle mais quatre des 15 pays du Conseil (Russie, Chine, Angola, Venezuela) s'y sont opposé.

Le Soudan du Sud a proclamé son indépendance en juillet 2011, grâce à la partition du Soudan, sous les auspices des Etats-Unis. La plus jeune nation du monde a replongé deux ans et demi plus tard dans la guerre en raison de dissensions politico-ethniques, alimentées par la rivalité entre MM. Kiir et Machar.

Les combats et les massacres ont fait plus de 2,2 millions de personnes déplacées et plongé le pays dans une catastrophe humanitaire.

avz/vog