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01/10/2015 16:25 EDT | Actualisé 01/10/2016 01:12 EDT

Le retour des marques de poker d'Amaya aux États-Unis fait rebondir son action

MONTRÉAL — L'action du spécialiste du poker en ligne Amaya (TSX:AYA) a rebondi jeudi, après que l'entreprise montréalais eut indiqué avoir obtenu la permission de tenir ses activités aux États-Unis dans le cadre d'une entente avec les autorités du New Jersey.

Le président et chef de la direction d'Amaya, David Baazov, a annoncé mercredi soir que l'État du New Jersey avait accepté que les jeux en ligne PokerStars et Full Tilt soient offerts à ses résidants.

L'approbation, qui découle d'une entente avec le Resorts Casino Hotel d'Atlantic City, a été accordée à la suite d'une étude approfondie des activités de l'entreprise, incluant des entretiens sous serment avec plus de 70 individus et des visites dans plusieurs territoires internationaux.

Le titre d'Amaya a gagné jeudi 4,17 $, soit 17,1 pour cent, pour clôturer à 28,50 $ à la Bourse de Toronto.

Le New Jersey, le Delaware et le Nevada sont les seuls États américains à permettre les jeux en ligne. Mais d'autres États, notamment la Pennsylvanie et la Californie, ont commencé à envisager de se joindre à ce groupe, ce qui représenterait un potentiel énorme pour Amaya.

PokerStars a cessé d'offrir ses jeux de poker aux États-Unis en avril 2011, après que le département américain de la Justice eut saisi les noms de domaine de l'entreprise et de certains de ses concurrents.

Deux demandes d'accès au marché du New Jersey auraient été rejetées en raison des problèmes légaux des propriétaires précédents du groupe, qui ont vendu PokerStars à Amaya en 2014 pour 5 milliards $.

Le New Jersey est le plus grand marché de jeu légal aux États-Unis, mais a généré relativement peu de revenus des activités de poker en ligne l'an dernier. Cependant, des analystes de l'industrie affirme que même si les rendements financiers sont relativement faibles dans l'État, la présence d'Amaya pourrait lui servir de tremplin lorsque d'autres États vont réglementer le jeu en ligne.

Ross Marowits, La Presse Canadienne