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01/10/2015 12:28 EDT | Actualisé 01/10/2016 01:12 EDT

Frappes russes en Syrie : "graves préoccupations" de la Turquie

Le ministre turc des Affaires étrangères Feridun Sinirlioglu a exprimé jeudi les "graves préoccupations" de son pays après les premières frappes russes en Syrie, dont les cibles font polémique.

"Nous avons de graves préoccupations au sujet des informations selon lesquelles la Russie aurait ciblé des positions de l'opposition plutôt que celles de Daech (groupe jihadiste Etat islamique) et que ces frappes auraient également fait des victimes civiles", a déclaré M. Sinirlioglu, cité par l'agence pro-gouvernementale Anatolie.

Si ces informations venaient à être confirmées, "cela intensifierait la crise et c'est la dernière chose dont nous avons besoin dans le contexte tragique et chaotique de la Syrie", a-t-il estimé.

La Russie mène depuis mercredi des bombardements en Syrie contre "l'État islamique et les autres groupes terroristes". Or Russes et Occidentaux divergent sur la définition de "terroriste". Les Européens, les Arabes et les Américains font le distinguo entre l'EI, le Front Al-Nosra et les rebelles modérés qu'ils soutiennent. Pour Moscou, tout opposant armé au régime d'Assad est un "terroriste".

Le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter a jugé que les frappes ne visaient "probablement pas" les jihadistes de l'EI et a estimé que l'approche russe "tournera mal" si elle se fixe pour unique objectif de défendre le régime Assad.

La Turquie soutient depuis le début de la guerre en Syrie des groupes rebelles, dans l'espoir qu'ils renversent le régime Assad.

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