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01/10/2015 09:01 EDT | Actualisé 01/10/2016 01:12 EDT

Burkina: une majorité d'ex-putschistes a rejoint l'armée loyaliste (état-major)

"Un minimum" de 60% des soldats appartenant au Régiment de sécurité présidentielle (RSP) l'unité qui a commis un pustch au Burkina Faso et qui a été dissoute le 25 septembre, ont rejoint leur nouvelle affectation au sein de l'armée régulière, a affirmé jeudi une source à l'état-major.

"Au total, plus de 800 hommes, c'est un chiffre minimum" ont rejoint ou sont en passe de rejoindre leur nouveau poste, a affirmé cette source, deux jours après l'assaut donné par l'armée à la caserne où étaient retranchés certains soldats du RSP qui refusaient d'être désarmés.

Le RSP, ancienne garde prétorienne de l'ex-président Blaise Compaoré, comptait quelque 1300 hommes. Après la dissolution, prononcée par le gouvernement après l'échec du coup d'Etat, tous les éléments du régiment ont reçu une nouvelle affectation le 26 septembre.

Ils ont jusqu'à ce vendredi pour retirer un "bon de transport" vers leur nouvelle caserne ou s'y présenter par leurs propres moyens, a précisé cette source. A défaut, "ils seront considérés comme déserteurs".

"Plus de 600 hommes se sont présentés à la caserne 1178", la principale caserne en périphérie de Ouagadougou où pouvaient se rendre les hommes, a confié cette source, soulignant que certains éléments ont préféré d'autres casernes et que certains militaires du RSP ont aussi gagné directement leur nouveau poste.

"Il faut attendre que tous les chiffres nous remontent", selon cette source.

Par ailleurs, certains "irréductibles et meneurs" sont recherchés par la justice, a précisé cette source.

Le chef d'état-major, le général Pingrenoma Zagré, avait précisé mardi que "beaucoup (de soldats) avaient quitté" les lieux avant l'assaut de l'armée loyaliste sur la caserne ou étaient censés se retrancher les putschistes.

Mercredi, le président de la transition Michel Kafando a assuré que l'attaque n'avait fait aucune victime lors d'une visite à la caserne putschiste, visite jugée symbolique du retour à la normale au Burkina Faso.

pgf/de