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01/10/2015 19:31 EDT | Actualisé 01/10/2016 01:12 EDT

Burkina/putsch: arrestation du vice-président de la rébellion touareg MNLA à Ouagadougou (source militaire burkinabe)

Le vice-président de la rébellion touareg Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) Mahamadou Djeri Maïga a été arrêté jeudi à l'aéroport de Ouagadougou pour des motifs en lien avec le putsch avorté du 17 septembre au Burkina Faso, a appris l'AFP de source militaire burkinabè.

Mahamadou Djeri "Maïga a été arrêté sur des allégations qui portent à croire qu'il allait fournir un appui logistique au putsch", a affirmé cette source.

De nombreux membres de la rébellion touareg habitent ou passent fréquemment à Ouagadougou. Maïga, qui dispose d'une résidence dans la capitale burkinabè, a été interpellé alors qu'il voulait quitter le pays.

Jeudi, le gouvernement a publié un communiqué annonçant des arrestations futures: "Suite à la mise en échec du putsch (...), les autorités compétentes procèdent à l'interpellation de personnes suspectes ou impliquées dans la tentative de déstabilisation des institutions de la Transition. Les procédures judiciaires ont déjà été enclenchées".

Le général putschiste, Gilbert Diendéré, ainsi que plusieurs officiers putschistes ont été arrêtés mercredi et jeudi.

Lundi, le gouvernement avait dans un autre communiqué accusé les putschistes de "mobiliser des forces étrangères et des groupes jihadistes qu'ils ont appelés à leur secours".

Le général Gilbert Diendéré, qui a été impliqué dans plusieurs négociations pour des otages au Sahel, avait "réfuté en bloc" ces accusations alors qu'une source proche du dossier avait qualifié ces accusations d'"hallucinantes".

Le général Diendéré a pris les rênes du pouvoir au Burkina le 17 septembre, au lendemain de la prise d'otage du président et de ministres de transition par le Régiment de sécurité présidentielle (RSP), ancienne garde prétorienne du président Blaise Compaoré, chassé par la rue en octobre 2014.

Le général Diendéré a rendu le pouvoir au président de la Transition Michel Kafando le 23 septembre, après le constat d'échec du putsch face à une forte mobilisation populaire.

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